Vie chère : le RPPRAC fixe un ultimatum au 19 octobre avant une nouvelle mobilisation

Par 04/09/2026 - 05:56 • Mis à jour le 04/09/2026 - 08:27

Face à la non-application des mesures sur les marges et l'importation, le RPPRAC donne jusqu'au 19 octobre aux signataires du protocole pour agir, sous peine de relancer le mouvement contre la vie chère en Martinique.

    Vie chère : le RPPRAC fixe un ultimatum au 19 octobre avant une nouvelle mobilisation
Image d'archive

Le Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens (RPPRAC) exige la concrétisation rapide des engagements pris contre la vie chère.

Faute de mesures concrètes d'ici le 19 octobre, l'organisation promet un nouveau mouvement de contestation.

Un ultimatum fixé au 19 octobre

Deux ans après le début de la contestation, la lutte contre la vie chère pourrait-elle reprendre en octobre prochain ? C’est la prévention explicite brandie par le RPPRAC.

Dans un communiqué transmis le mercredi 2 septembre, le mouvement dirigé par Rodrigue Petitot fixe une date limite : la mobilisation reprendra le 19 octobre si les promesses faites pour faire baisser durablement les prix restent lettre morte.

Réduction des frais d’approche, renforcement du contrôle des prix, transparence sur les marges ou développement des approvisionnements régionaux : pour l'organisation, aucun de ces engagements n'est aujourd'hui respecté.

L'exigence de résultats concrets

Gladys Roger, vice-présidente du RPPRAC, rappelle le contexte et les attentes de la population :

Le 16 octobre marque l'anniversaire du protocole signé par les différents acteurs engagés. Nous leur donnons jusqu'au 19 octobre pour honorer leurs promesses. Deux ans plus tard, les Martiniquais n'attendent plus des intentions, mais des actes. Les causes du problème sont connues : marges, frais d'importation, fiscalité et concentration économique. Malgré plus de 120 recommandations issues des rapports du Sénat ou de l'Autorité de la concurrence, aucune mesure n'a été mise en œuvre. Alors que le mandat présidentiel touche à sa fin, l'État, la CTM et l'ensemble des signataires doivent désormais tenir leur parole.

Des modes d'action fondés sur l'effet de surprise

Concernant les formes que pourrait prendre cette nouvelle phase de contestation, la vice-présidente du mouvement privilégie la discrétion stratégique :

Nous ne dévoilons jamais nos intentions à l'avance. Ce sera une surprise pour ceux qui verront le mouvement arriver à leur porte. Nous irons sur le terrain et nous emploierons les moyens nécessaires pour contraindre les décisionnaires à respecter le peuple martiniquais. Ce combat a mobilisé une énergie considérable, attirant l'attention de la diaspora et de la communauté internationale. Les institutions et l'État ont eux-mêmes reconnu, à travers plusieurs rapports, le caractère systémique de cette crise et la responsabilité des décisions politiques passées. Il est maintenant temps d'agir.


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