Rentrée scolaire : le SNES-FSU dénonce un manque de moyens et des dysfonctionnements majeurs

Par 09/09/2026 - 11:07 • Mis à jour le 09/09/2026 - 11:11

Lors d’une conférence de presse, le SNES-FSU a tiré la sonnette d’alarme sur une rentrée scolaire sous tension. Centralisation chaotique des remplacements et climat dégradé en EPS, le syndicat dénonce un manque de moyens criant et exige des mesures d'urgence.

    Rentrée scolaire : le SNES-FSU dénonce un manque de moyens et des dysfonctionnements majeurs

Le SNES-FSU Martinique dresse un bilan préoccupant de la rentrée scolaire.

Le syndicat, en réunion à la ZAC de Rivière Roche, dénonce des suppressions de postes et un manque de moyens structurel dans le premier et le second degrés, la santé scolaire ainsi que l’éducation physique.

Ces difficultés étaient au cœur d’une conférence de presse organisée mardi matin (8 septembre), offrant une tribune aux différents corps de métier.

Une gestion du remplacement jugée incohérente

Dans l’enseignement du premier degré, le système de remplacement des professeurs titulaires continue de poser problème en raison d'affectations jugées incohérentes.

Jennifer Louis-Joseph, co-secrétaire académique du SNES-FSU, détaille la situation :

Auparavant, nous avions dix circonscriptions dotées de secrétaires qui géraient le remplacement. Ils contactaient les titulaires remplaçants, les brigades départementales, et les envoyaient couvrir des congés longs, des maladies ordinaires ou des absences courtes, au sein de la circonscription ou des zones à proximité. Depuis l'année dernière, une cellule de remplacement unique a été centralisée au rectorat. Seuls quatre personnels y gèrent désormais l'ensemble des remplacements. Par conséquent, les titulaires remplaçants départementaux (TRD) se retrouvent envoyés aux quatre coins de l'académie.

Un climat de travail sous tension

Du côté des enseignants d’éducation physique et sportive (EPS), les conditions d'exercice du métier se dégradent également.

Des accusations d’attouchements sexuels, parfois infondées, leur sont reprochées, alimentant un climat délétère au quotidien.

Pascal Renvier, représentant académique du SNES-FSU, alerte sur ce phénomène :

La spécificité de notre matière implique un contact direct avec le corps des élèves : c'est une nécessité pédagogique pour les accompagner dans leurs apprentissages. Or, nous évoluons dans un contexte délicat où certains élèves interprètent à tort ces contacts comme des attouchements et les signalent à l'administration. La procédure alors enclenchée peut s'avérer dévastatrice, tant sur le plan personnel que professionnel. Pour y remédier, il faudrait sensibiliser les élèves et l'administration au fonctionnement et aux exigences de l'EPS. Des guides conçus dans l'académie d’Aix-Marseille ont d'ailleurs été adaptés pour la Martinique. Ce manuel précise les procédures pour les enseignants, les élèves et l'administration, afin d'éviter des dénonciations abusives qui portent préjudice aux collègues.


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