Postes vacants et transports en panne : le SE-UNSA Martinique dresse un bilan critique de la rentrée

Par 03/09/2026 - 09:46

Le syndicat SE-UNSA Martinique dénonce de nombreux dysfonctionnements sur le territoire. Postes d'enseignants vacants, transports scolaires en panne et dégradation des conditions de travail : l'organisation pointe un écart flagrant entre les annonces ministérielles et la réalité du terrain.

    Postes vacants et transports en panne : le SE-UNSA Martinique dresse un bilan critique de la rentrée

Quelques jours après la rentrée scolaire, le syndicat SE-UNSA Martinique monte au créneau.

Réunis en conférence de presse ce mercredi (2 septembre), ses représentants ont dressé un bilan alarmant de la situation sur le terrain.

Ecart entre promesses et réalité

Enseignants sans affectation, dégradation continue des conditions de travail et baisse du pouvoir d’achat.

Le syndicat dénonce une rentrée "particulièrement difficile" pour l’ensemble du personnel éducatif, marquée par des postes restés vacants et de nombreux professeurs toujours en attente d'affectation.

Carl Toussaint, secrétaire général du SE-UNSA Martinique, pointe du doigt un écart flagrant entre les promesses et la réalité :

La situation est préoccupante. Contrairement aux annonces ministérielles garantissant un professeur par classe, nous constatons un manque de remplaçants dès le premier degré et l'absence de plusieurs collègues dans certains établissements. Dans le second degré, notamment en lycée professionnel, les problèmes de locaux et de matériel amènent même certaines structures à reporter leur rentrée.

"C'est un symbole très fort"

Outre les dysfonctionnements internes aux établissements, la logistique externe est également mise en cause, comme le rappelle Dina Jean-Louis, secrétaire régionale de l’UNSA Martinique et responsable métier du premier degré :

Le transport scolaire n'était même pas opérationnel le jour de la rentrée. C'est un symbole très fort. Ce genre de dysfonctionnement n'est pas acceptable et devrait faire l'objet d'une bien meilleure anticipation afin de ne pas perturber le début d'année.

Près de 20% de la population scolaire en moins

À ces difficultés immédiates s'ajoute une mutation démographique majeure : la Martinique a perdu près de 20 % de sa population scolaire en dix ans.

Toutefois, pour le syndicat, cette baisse du nombre d'élèves par classe ne se traduit pas par de meilleures conditions d'exercice.

Carl Toussaint dénonce une vision purement comptable de l'institution :

On nous répond souvent que la baisse des moyens reste inférieure à la baisse démographique, laissant croire que le quotidien des enseignants s'améliore. C'est oublier que le contexte n'est plus le même. Face aux fortes chaleurs actuelles liées au changement climatique, enseigner à 20 élèves aujourd'hui n'a plus rien à voir avec le fait d'enseigner dans les mêmes conditions il y a 40 ans. La gestion de l'éducation ne peut pas se limiter à des chiffres ; elle doit intégrer l'évolution de la société et des problématiques d'aujourd'hui.


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