Mobilisation des lycéens : syndicats et la FCPE soutiennent les revendications mais condamnent les violences
Douze tentatives de blocage, neuf lycées très perturbés, quatre policiers blessés et onze interpellations : le bilan des manifestations lycéennes de ce vendredi 2 octobre en Martinique est lourd. Alors que le préfet tape du poing sur la table, enseignants et parents soutiennent les revendications mais condamnent les violences.
Quatre policiers blessés en intervention et onze personnes interpellées à Fort-de-France et à Trinité, dont sept mineurs et quatre majeurs : c’est le bilan des manifestations lycéennes de ce vendredi (2 octobre).
L’Académie de Martinique recense de son côté douze tentatives de blocage et neuf établissements fortement perturbés.
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Le bilan des dégradations
Dans un communiqué, le préfet Étienne Desplanques salue l’engagement des policiers, des gendarmes et des sapeurs-pompiers.
Les forces de sécurité ont fait un usage "strictement proportionné" de la force pour assurer la sécurité des personnes et des biens, estime le représentant de l’État.
Étienne Desplanques rappelle au passage qu’aucune revendication ne saurait justifier de dégrader des établissements scolaires, ni de mettre en danger les élèves, les personnels de l'Éducation nationale ou les forces de sécurité.
Le préfet appelle aussi solennellement les parents à assurer leur rôle pour prévenir ces agissements, tout en rappelant que les auteurs de dégradations et de violences s'exposent à des poursuites judiciaires et que la responsabilité civile de leurs parents peut également être engagée.
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"La violence, d'où qu'elle part, n'est pas acceptable"
Du côté des syndicats enseignants, on souligne le bien-fondé des revendications.
Valérie Vertale Loriot, co-secrétaire académique du SNES insiste sur la nécessité d’être aux côtés des lycéens :
Il y a un certain nombre de choses qu'on essaye d'observer aussi devant les établissements et on n'a pas envie que nos élèves soient manipulés. On attend encore de voir ce qu'on fera mardi (6 octobre). En tout cas, c'est clair pour la FSU. Nous appelons les collègues à se tenir aux côtés de nos élèves pour les protéger. Des scènes inacceptables que l'on a vues ces dernières années en Martinique, il n'est plus question de les voir. La violence, d'où qu'elle part, n'est pas acceptable.
La mobilisation des lycéens soutenue par la FCPE
La Fédération des conseils de parents d’élèves estime que les difficultés dénoncées doivent être entendues, mais elle condamne en revanche fermement les violences qui ont accompagné le mouvement.
Pour Bruno Daniel, le président de la FCPE, la priorité reste l'écoute et le retour au calme :
Aucune forme de violence, d'où qu'elle vienne, ne peut être acceptée. Mais la FCPE soutient très fortement les élèves dans leurs démarches. Nous pensons qu'il faut qu'ils soient entendus, qu'ils soient reçus, qu'ils soient écoutés. Il s'agit avant tout de garantir la sécurité de nos enfants, car ce sont des enfants. Mais il est clair qu'aujourd'hui, leurs revendications sont légitimes et qu'il faut, au plus haut niveau de l'État, qu'elles soient entendues. Pour nous, il ne s'agit pas de dire "bloquez à tout va", non, ce n'est pas ça : il faut que le dialogue soit rétabli.
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