Intersyndicale : "les discussions n’ont pas permis d’apporter des éléments probants"

Par 25/11/2021 - 18:50 • Mis à jour le 25/11/2021 - 19:52

A l'issue de la réunion de ce matin (jeudi 25 novembre) avec les représentants de l'Etat, de la CTM et de l'ARS, et malgré l'accord sur l'instauration de groupes thématiques de travail pour entamer les négociations, l'intersyndicale de santé affirme que les éléments apportés lors de cette réunion ne sont pas concluant.

    Intersyndicale : "les discussions n’ont pas permis d’apporter des éléments probants"

Au terme de 4 heures de réunion plénière ce matin en préfecture entre le préfet, le président du conseil exécutif de la CTM, le directeur de l'ARS et l’intersyndicale, sept groupes thématiques de travail ont été mis en place. Une première étape afin d'ouvrir les négociations sur la plateforme de revendications. La question est de savoir, maintenant que cet espace de dialogue a été ouvert, comment organiser cette sortie de crise.

Parmi ces commissions, l'une sur la santé pour évoquer la situation sanitaire et tout ce qui est lié au Covid, une commission pour aborder les problèmes de la jeunesse sur l'île et une autre à propos de la vie chère. Tout le monde était alors d'accord pour entamer des chantiers dans dès demain.

Mais une difficulté s'est posée lorsque le préfet n'a pas été en mesure de prendre une décision sur l'obligation vaccinale et sur le passe sanitaire. Une impossibilité qui se comprend : à son niveau, Stanislas Cazelles ne peut pas prendre de décision sur les mesures d'adaptation de la loi. D'autant que le premier ministre Jean Castex a jusqu'ici indiqué avec fermeté que la loi s'appliquerait partout.

Les représentants syndicaux sont donc ressortis déçus de la rencontre d'aujourd'hui à la préfecture et se sont exprimés ce soir par voie de communiqué : 

Les discussions n’ont pas permis d’apporter des éléments probants permettant de rassurer quant aux intentions de l’Etat sur les revendications principales : obligation vaccinale et pass sanitaire. Aucun signal fort n’a été donné par le préfet sur les perspectives d’avenir pour la jeunesse, en termes d’emploi. L’intersyndicale considère que, dans ces conditions, le gouvernement et son représentant portent l’entière responsabilité des faits passés et de tous ceux qui pourraient survenir dans les jours qui viennent

Si des espoirs de déblocages des routes à l'issue de cette réunion pouvaient poindre chez certains, il n'en est donc rien. Alors comment faire sur les points de blocages qui se sont multipliés sur l'ensemble des communes de l'île, et en particulier ceux qui sont sous le contrôle d'individus qui ont mimé les gestes des syndicalistes en bloquant et qui exigent de l'argent en toute impunité pour laisser passer des véhicules ?

Le conflit a en effet pris une autre tournure. Des magasins ont été pillés, brûlé, des familles ont été privées d'emploi sur le Robert par exemple. Le gouvernement, de son côté, dit gérer le conflit à son rythme. Alors faut-il assouplir ou rester rigide dans un tel contexte ? Les élus qui se réunissent demain auront là une occasion d'expliquer au gouvernement la nécessité de faire avancer ce dossier.

 


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