Hôpital de Trinité : la CGTM Santé en grève ce mercredi après le prolongement de la suspension du service de nuit

Par 15/09/2026 - 10:30 • Mis à jour le 15/09/2026 - 11:52

Face à la suspension des gardes nocturnes aux urgences de l’hôpital de Trinité jusqu’en janvier 2027, l’ARS a évoqué l'arrivée de cinq médecins et une réouverture possible dès novembre. Dans l'attente d'une confirmation officielle, la CGTM Santé maintient son préavis de grève pour le 16 septembre.

    Hôpital de Trinité : la CGTM Santé en grève ce mercredi après le prolongement de la suspension du service de nuit
Hôpital Louis-Domergue de Trinité // ©RCI

L’Agence Régionale de Santé (ARS) aurait promis la venue de cinq médecins à la CGTM Santé lors d’une réunion tenue le vendredi 11 septembre.

Selon le syndicat, la possibilité d’une réouverture des urgences nocturnes dès le mois de novembre a également été évoquée.

En raison d'un manque effectif de praticiens, le service des urgences de Trinité est interrompu de 18 heures à 8 heures du matin depuis plus de deux mois.

La semaine dernière, la direction de l’établissement a d'ailleurs décidé de prolonger la suspension des gardes de nuit jusqu’au 11 janvier 2027.

Cette décision a vivement fait réagir la CGTM Santé, qui a déposé un préavis de grève à compter du mercredi 16 septembre.

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Inquiétude vive parmi les usagers du Nord-Atlantique

Cette fermeture nocturne suscite une vive anxiété chez les patients suivis à l’hôpital Louis-Domergue de Trinité.

Simone, une habitante du Gros-Morne venant d'effectuer une consultation d'urologie, exprime sa crainte face à l'absence de soins de proximité :

S'il n'y a pas de médecin, il faut dire que si la personne devait mourir en deux jours, elle meurt le soir même. Notre état de santé, il est en danger. On n'a presque pas de protection là.

La mesure pénalise particulièrement les résidents des communes isolées, à l'image de Liddie, domiciliée à L'Ajoupa-Bouillon :

Ce n'est pas pratique pour nous, nous qui habitons dans le Grand Nord, comment on fait ? On est obligé d'appeler le 15, mais si on n'est pas reçu, on est obligé d'aller jusque sur Fort de France. Surtout qu'on a la montagne en suspens. Donc, si il arrive quelque chose, on ira où ? Mis à part les urgences.

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Des alternatives qui saturent le réseau de secours

Désormais, les usagers confrontés à une urgence nocturne doivent contacter le 15.

Le centre d'appel les oriente alors vers les urgences de Fort-de-France, un médecin traitant ou une maison médicale de garde.

Ces schémas de prise en charge inquiètent Marie-Louise, une Robertine âgée de 67 ans :

Si on fait un AVC, si on fait quelque chose, alors comment on est là ? Et si on va à La Meynard, c'est déjà encombré. Comment on fait ? J'en ai vraiment peur. Moi, je suis une personne un peu âgée.

Pour Magali Zamore, secrétaire générale de la CGTM Santé, le report de fréquentation risque d'aggraver la saturation de l’hôpital Pierre-Zobda-Quitman de Fort-de-France :

Avant la fermeture des urgences de Trinité, il y avait déjà une queue, une queue d'actifs de véhicules de pompiers qui stagnaient devant l'hôpital, les brancards qui doivent stagner devant l'hôpital. Ça vient majorer le problème d'embolisation de Fort-de-France.

L'arrivée des cinq médecins au centre hospitalier de Trinité reste à ce jour suspendue à une confirmation officielle.

Dans l'attente de garanties fermes, la CGTM Santé maintient son mot d'ordre de grève pour le 16 septembre.


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