Crise à l’AMEP : l’intersyndicale CGTM-UGTM dénonce une gestion opaque et appelle à la grève le 26 février

Par 20/02/2026 - 14:01 • Mis à jour le 20/02/2026 - 23:36

Réunis en conférence de presse ce vendredi 20 février, les syndicats CGTM et UGTM ont dressé un constat alarmant sur l'avenir de l'Association Martiniquaise d’Éducation Populaire (AMEP). Face à l'absence de dialogue avec la direction, un mouvement de grève massive est officiellement lancé pour le jeudi 26 février 2026.

    Crise à l’AMEP : l’intersyndicale CGTM-UGTM dénonce une gestion opaque et appelle à la grève le 26 février

Ce vendredi 20 février 2026, à 10h00, les organisations syndicales CGTM et UGTM ont tenu une conférence de presse à la Maison des Syndicats (Fort-de-France) pour alerter sur la situation critique de l’AMEP (Association Martiniquaise d’Éducation Populaire).

Lors de ce rassemblement, les représentants du personnel ont officiellement rendu publique leur plateforme de revendications et déposé un préavis de grève à la date du 26 février 2026.

Une institution en crise et un dialogue social rompu

Le conflit au sein de l'institution franchit une nouvelle étape après plus de trois ans d'alertes ignorées. Les syndicats dénoncent le mépris d'une direction dont l'opacité financière ferait peser une menace directe sur l'ensemble des emplois et la pérennité de la structure.

William Nisima, enseignant à l’AMEP et membre de l’UGTM, détaille une situation devenue insupportable, marquée par le favoritisme et le gel des salaires :

Nous reprochons à la direction l'opacité qui cache la vérité sur le danger pesant sur la pérennité de l'institution. Les bribes d'informations que nous donne l'administratrice ne sont pas attestées, mais elles sont corroborées par ce que nous vivons : l'AMEP est de moins en moins capable d'assumer ses obligations. Payer les salaires est devenu difficile et on demande aux salariés d'attendre. Si l'on n'arrive plus à payer les fournisseurs, qui se plaignent de plus en plus, comment pourrons-nous rembourser une dette qui sera de l'ordre de 300 000 euros cette année ? Nous n'avons aucune certitude.

Un préavis de grève pour forcer le dialogue

Face à cet immobilisme et à l'absence de Négociations Annuelles Obligatoires (NAO), l'intersyndicale exige des mesures d'urgence, notamment la revalorisation salariale et la mise aux normes de sécurité de tous les sites.

Les représentants réclament également la régularisation des enseignants lésés ainsi qu'une restructuration pédagogique profonde au centre de formation (CFA) BTP de Ducos.

Pour contraindre la direction à réagir enfin à ces revendications, un appel à la grève massive est officiellement fixé au jeudi 26 février 2026 sur l'ensemble des sites de l'AMEP.


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