Carnaval : l’ACISE Samu Social reste mobilisée auprès des personnes en grande précarité
Pendant les jours gras, l’ACISE Samu Social renforce ses maraudes et son accompagnement auprès des personnes en situation de grande précarité en Martinique. Une présence maintenue malgré l’effervescence carnavalesque.
Alors que les rues vibrent au rythme des défilés, certains vivent le carnaval loin de la fête. Pour les personnes sans-abri ou confrontées à des difficultés sociales et addictives, l’association ACISE Samu Social reste sur le terrain pour assurer écoute, orientation et accompagnement.
Un dispositif adapté pendant les festivités
Les interventions visent notamment les personnes présentes sur les tracés des défilés, mais aussi des publics spécifiques, comme les femmes exposées à des risques accrus durant ces périodes de forte affluence selon Thierry Labbé, cadre coordinateur des maraudes de l’ACISE Samu Social.
Aujourd'hui, nous sommes toujours sur le terrain, sept jours sur sept, deux soirées dans la semaine, le mardi et le jeudi. Ce qui a par contre changé, c'est les cibles. La première cible, du moins, ce sont les personnes qui se situent sur le tracé puis des défilés. Le deuxième type de personnes, ce sont les femmes. Le problème avec le carnaval, c'est que les personnes sont très alcoolisées et quelquefois, il y a des personnes malveillantes qui agressent les femmes, soit verbalement ou physiquement. En général, les femmes, on les invite à aller au centre d'hébergement de l’Acise.
Une présence 7j/7
Pour les personnes en situation de précarité, cette période festive peut aussi rimer avec l’isolement. Mais pour l’ACISE, l’accompagnement ne s’interrompt pas pendant le carnaval. Les équipes restent mobilisées avant la fermeture du centre-ville, puis interviennent en périphérie, dans plusieurs quartiers, pour poursuivre leur mission.
Nous nous intervenons jusqu'à 12h30 avant que la ville ne ferme, pour Fort-de-France. Et à partir de 12h30 nous sommes en périphérie, parce que nous avons aussi des personnes qui quittent le centre-ville. L'étang Z'Abricot, Dillon, Trenelle. On priorise ces secteurs-là à double titre, puisque le premier, c'est que nous ne pouvons pas rentrer dans la ville. Et le deuxième, c'est qu'il y a véritablement nécessité de les accompagner sur cette sur cette zone-là. On ne change pas nos habitudes puisque les demandes restent les mêmes : vêtements, chaussures, accueil inconditionnel des personnes qui souhaitent être mis à l'abri ou accompagnés par une équipe éducative et psychologique.
Une présence qui vise à maintenir le lien avec les personnes les plus isolées, y compris pendant les grands évènements festifs.
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