Journée mondiale de l’AVC : la rééducation, une étape essentielle pour les patients
Entre 500 et 1 000 Martiniquais sont victimes chaque année d’un accident vasculaire cérébral. Alors que les taux de mortalité restent plus élevés qu’en France hexagonale, le CHU de la Martinique met l’accent sur la rééducation, l’accompagnement et la reconstruction. À Mangot Vulcin, des patients réapprennent à vivre, pas à pas.
L’AVC, deuxième cause de mortalité en France après le cancer, touche particulièrement le territoire martiniquais, où les taux d’hospitalisation et de décès sont supérieurs à la moyenne nationale. Perte de la parole, paralysie, troubles de la vision : les conséquences sont souvent lourdes et nécessitent une prise en charge rapide et coordonnée.
À l’occasion de la Journée mondiale de l’AVC, ce mercredi 29 octobre, le service de rééducation du CHU de la Martinique, situé sur le site de Mangot Vulcin au Lamentin, a ouvert ses portes.
Un chemin vers l’autonomie
Chaque matin, après le petit-déjeuner et la toilette, Loïc, la trentaine, entame son parcours quotidien : échauffement, écriture, exercices de motricité. Depuis le 1er septembre, il réapprend à utiliser son côté droit, paralysé après un AVC.
Je suis arrivé en rééducation. Je ne savais pas parler, je ne savais pas me mettre debout. Et depuis, on a réalisé beaucoup de chemin.
Autour de lui, une équipe pluridisciplinaire veille à sa progression comme Priscilla, ergothérapeute.
On va essayer de stimuler pour qu'il y ait un maximum de récupération. Et parallèlement à ça, comme on voit que ça tarde à récupérer, on travaille aussi la relatéralisation pour qu'il puisse être en capacité d'écrire avec son côté gauche.
Réapprendre à parler
Retrouver la parole est aussi un enjeu majeur de la rééducation. Pour Perrine, orthophoniste, c’est une étape importante vers un retour à l’autonomie :
Il est jeune, il a des projets professionnels. On va travailler sur l'intelligibilité de la parole pour qu'il puisse être autonome dans toutes les situations de communication quand il va sortir de l'hôpital.
L’objectif est de permettre à chaque patient de reconstruire son quotidien à son rythme.
Une prise en charge adaptée
Le docteur José-Luis Barnay, chef du service de rééducation du CHU de Martinique, insiste sur la personnalisation des soins :
Tous les services qui font de la rééducation, qu'on appelle intensive, vont venir dans les suites d'un AVC, à peu près 30% entre le Carbet, le Lorrain et le service du CHU. Chaque fois, la prise en charge est personnalisée. Elle va dépendre de l'âge, de la fatigabilité, du niveau de dépendance et de la gravité de l'accident vasculaire cérébral.
Selon la gravité du cas, la rééducation peut durer de un à six mois, parfois davantage. Le travail, lui, s’inscrit sur le long terme.
En plus des soins, le service mise sur des activités collectives pour stimuler la créativité et le lien social. En décembre prochain, les patients participeront à la confection de bougies dans le cadre d’un atelier thérapeutique. Le CHU lance un appel à dons de cire d’abeille.
Toute personne possédant de la cire d’abeille peut donc se rapprocher du CHUM.
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