Carnaval 2026 en Martinique : les autorités sanitaires alertent sur les risques auditifs liés au bruit
À l’approche du Carnaval 2026, l’Agence régionale de santé (ARS) rappelle les risques liés à l’exposition prolongée au bruit, particulièrement élevé durant les festivités. Pour limiter les effets sur l’audition, il existe plusieurs mesures de protection.
Si le carnaval reste un moment phare de la vie culturelle martiniquaise, il expose aussi les participants à des niveaux sonores potentiellement dangereux. Chaque année, près de 200 000 personnes y participent à Fort-de-France. Une ambiance festive qui n’est pas sans risque pour la santé. Le son y est particulièrement élevé en raison des groupes à pied, des sound systems et des chars musicaux.
Si la fête est au rendez-vous, l’exposition à ces niveaux de bruit peut entraîner des problèmes auditifs, notamment chez les jeunes enfants.
Des niveaux sonores potentiellement dangereux
Pour le docteur Joël Boko, médecin ORL, praticien hospitalier au centre hospitalier de Mangot-Vulcin, le bruit trop fort et répété a un impact conséquent sur l’oreille.
Il faut que les gens protègent leurs oreilles parce qu’avec le bruit du carnaval, qui a été mesuré par un collègue samedi dernier à environ 110 à 117 décibels, c’est-à-dire très fort pour les oreilles. Si on s’expose de façon chronique à ces décibels, cela peut entraîner aussi bien des dommages sur l’oreille qu’au niveau de la santé en général. Mais la protection ne veut pas dire forcément d’avoir des casques, il faut donner une pause à son oreille de temps en temps.
L’oreille humaine est généralement capable de supporter une intensité sonore d’environ 80 décibels sans risque majeur, ce qui rend les niveaux observés durant le carnaval particulièrement préoccupants en cas d’exposition prolongée.
Des solutions de protection accessibles
Comme chaque année, les autorités sanitaires rappellent les bons réflexes pour protéger son audition : limiter le temps d’exposition, faire des pauses régulières et porter des protections auditives. Le Dr Emmanuelle Martin, audioprothésiste au centre Audition Conseil de Cluny, rappelle qu’il existe plusieurs solutions pour réduire les risques auditifs.
Il existe déjà des casques antibruit. On le fait surtout pour les bébés, les enfants et les adolescents ; ce sont des protections qui sont performantes. Pour les adultes, ce sont soit des petits bouchons en mousse, mais il faut vraiment des choses très perfectionnées, avec une mousse qui est vraiment compacte et qui va protéger jusqu’à 35 décibels. Soit des bouchons sur mesure ou des types de bouchons avec double dôme aussi, qui permettent de vraiment isoler.
À travers cette campagne de sensibilisation intitulée « VIDÉ SAN RISK PWOTÉJÉ KOW », l’ARS souhaite encourager les carnavaliers à adopter des comportements préventifs afin de profiter des festivités tout en préservant leur capital auditif.
√ Rejoignez notre Chaîne Whatsapp, RCI INFOS MARTINIQUE, pour ne rien rater de l’actualité : cliquez ici.





