Trois-Îlets : six mois après sa prise de fonction, la maire Nathalie Grat dresse son premier bilan
Six mois après son élection, la maire des Trois-Îlets, Nathalie Grat, était l'invitée de Lundi Politique sur RCI, ce lundi (14 septembre). Entre transition administrative, saturation du stationnement et projets de désenclavement routier, l'édile a fait le point sur les dossiers prioritaires de la commune.
Ce lundi 14 septembre, les auditeurs de RCI avaient rendez-vous avec leur émission politique hebdomadaire, Lundi Politique.
À cette occasion, les journalistes Mario Guiolet et Philippe Diser recevaient Nathalie Grat, la maire des Trois-Îlets.
Durant près d’une demi-heure, l’édile, qui a succédé à Arnaud René-Corail, a fait le point sur les chantiers en cours dans cette commune hautement touristique et a dressé un premier bilan, six mois après sa prise de fonction.
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"Nous sommes respectueux des choses qui ont été engagées"
Abordant la prise de ses fonctions et la transition administrative, la maire de la commune souligne la nécessité de s'inscrire dans le temps long de l'action publique :
Il ne faut pas oublier que quand vous arrivez, vous héritez, comme je l'ai dit, d'un budget, des choses qui sont engagées, pour lesquelles vous avez l'obligation, en tout cas dans la plupart des cas, de poursuivre. Donc, on n'arrive pas comme ça et puis on fait table rase du passé et puis d'un coup d'un seul, pas du tout. Et puis il faut la conduite du changement. Il y a une particularité qui est celle qui est liée aux Trois-Îlets : je succède à 37 ans d'une mandature, d'une politique installée avec un personnel, qui a l'âge qu'il a, puisque là on arrive aussi à un moment charnière de la collectivité, où on aura donc à préparer beaucoup de départs. Donc, on n'arrive pas comme ça, puis on se dit qu'on change tout. Pas du tout. On peut dire que pour le moment, nous ne sommes peut être pas dans une continuité, mais en tout cas, nous sommes respectueux des choses qui ont été engagées.
Les arbitrages nécessaires
Évoquant ensuite les difficultés majeures de circulation et le projet d'aménagement avec la SIMAR (Société Immobilière de la Martinique), Nathalie Grat précise les arbitrages nécessaires face à l'engorgement de la Pointe du Bout :
On oublie aussi qu'il y a des administrés, des Iléens qui vivent. Il n'y a pas que du Airbnb, il n'y a pas que de la location, ni que des hôtels à la Pointe du Bout. On peut dire que c'est un espace qui est sacrifié. Il faut l'assumer parce qu'on aime bien aussi descendre aux Trois-Îlets, aller à la plage, aller dans ces hôtels, dans ces restaurants. Comment le gérer ? Il faut qu'on parle sérieusement de désenclavement à moyen, long terme, à ouvrir, à avoir des négociations très claires avec l'État et ses services. Il nous faut cette voie de désenclavement entre Anse Mitan et l'Anse à l’Âne. C'est indéniable. Et puis, il faut récupérer des poches de stationnement. Je donne une information que j'ai aussi déjà partagée en conseil municipal. Nous allons rentrer en discussion avec la SIMAR qui possède le terrain du "parking sauvage" en face de la Place des Cocotiers. Un permis a été accordé pour la reconstruction à nouveau d'un bâtiment HLM. Non pas que je ne dis pas que les logements sociaux ne doivent pas avoir pignon sur rue ou bien vue sur la mer, mais je crois que là, non, ce n'est pas possible. On ne peut pas passer dans le projet qui m'est présenté à plus d'une centaine de places de parking, à uniquement 13 places de parking en EPI pour la population. Ce n'est pas possible.
L'entretien intégral de Nathalie Grat pour l'émission "Lundi Politique" :
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