La sénatrice Marion Canalès en visite en Martinique sur le volet 2 de la loi Narcotrafic
La sénatrice du Puy-de-Dôme (Auvergne-Rhône-Alpes) Marion Canalès est actuellement en Martinique. Une visite préventive qui s'inscrit dans l'étape 2 de la loi narcotrafic promulgée en juin 2025. Une loi axée sur la lutte contre le trafic de stupéfiants et la répression.
La sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme Marion Canalès est actuellement en visite en Martinique. Une invitation à l'iniatitive de son homologue martiniquaise du même groupe, Catherine Conconne. Cette visite, s'inscrit dans la volonté d'élaboration d'un acte 2 de la loi sur le narcotrafic portant sur les aspects préventifs et thérapeutiques de la consommation de stupéfiants.
Promulguée le 13 juin 2025, la loi est, pour l’heure, essentiellement axée sur la lutte contre le trafic et la répression. En Martinique, les deux parlementaires rencontrent les différents acteurs impliqués dans la prise en charge des publics toxicomanes, notamment les équipes de l’action ACISE Samu Social.
Selon Marion Canalès, la lutte contre le narcotrafic ne doit pas s’arrêter au seul arsenal coercitif, elle doit être plus globale.
Cet acte 2 doit prendre corps avec un volet très fort sur la prévention. La commission d'enquête portée par Étienne Blanc et Jérôme Durin a été très claire : il faut un acte 2 à l'acte 1 qu'ils ont posés. La lutte contre le narcotrafic, c'est lutter contre les narcotrafiquants et la consommation, et c'est aussi la prévention et l'accompagnement médico-social.
Forte consommation de stupéfiants
Thierry Labbé, coordinateur au sein du SAMU SOCIAL rappelle qu’une personne sur trois est consommatrice de stupéfiants en Martinique. Pour lui, de nouvelles méthodes d’accompagnement doivent être envisagé pour mieux endiguer ce fléau.
Il s’agirait d’une prise en charge sous contrainte, mais pensée de manière holistique, prenant en compte la personne dans sa globalité. Cela inclurait à la fois l’accompagnement des consommateurs de stupéfiants et tout ce qui relève de leur environnement. Forts de plus de vingt ans d’expérience de terrain, les deux sénateurs entendent ainsi porter des solutions expérimentales adaptées à nos compatriotes martiniquais.
Centrée sur l'humain
Une initiative qui permettrait de prendre le pouls des réalités et des attentes des professionnels accompagnateurs des consommateurs de drogues. La sénatrice Catherine Conconne précise que ces réunions sont un moment décisif dans la construction du projet de loi.
Nous entrons désormais dans une phase centrée sur l’humain, sur la prise en charge des personnes en situation d’addiction. Les profils évoluent, notamment ceux des consommateurs de crack, et les dispositifs doivent s’adapter en permanence. Il s’agit de mettre en place des structures adaptées et de poser des principes qui ouvriront la voie à des financements, à la création d’établissements et au déploiement de politiques de prévention plus dynamiques.
Sur place, les sénatrices ont également échangé à l’hôpital Clarac avec les membres de l’ATTRAIT (association pour la tolérance, le traitement, la réinsertion, l’aide, l’information des toxicomanes et de leurs familles). Une structure animée par le professeur Aimé Charles Nicolas, psychiatre et addictologue.
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