Violences à la rue Victor Sévère : le procès de Kéziah Nuissier s'ouvre ce lundi
La justice parisienne se penche ce lundi (1er décembre 2025) sur des faits survenus en juillet 2020 devant l'ancien commissariat de Fort-de-France. Kéziah Nuissier est accusé de violences commises envers des policiers et des gendarmes lors d'une manifestation. Des faits que le militant conteste et qu'il reproche pour sa part aux forces de l'ordre.
Que s'est-il exactement passé il y a maintenant plus de cinq ans devant le commissariat de police de la rue Victor-Sévère ? Selon les policiers et gendarmes qui ont porté plainte contre Kezia Nuisier, c'est le jeune homme qui les aurait frappés lors de cette manifestation de juillet 2020 qui se déroulait dans un climat très tendu.
Lors d'un énième face à face entre forces de l'ordre et manifestants ce jour-là, l'étudiant s'était confronté aux gendarmes qui avaient déplacé un tambour. Sa mère avait également été bousculée dans la mêlée générale.
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Pour le procureur de la République de Fort-de-France de l'époque, Renaud Gaudeul, l'interpellation du jeune homme était légitime. Il avait aussi dénoncé : "des gestes qui ne sont pas admissibles de la part des forces de sécurité".
Coups et insultes
Des enquêtes de l'IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) et de l'IGGN (Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale) avaient été ouvertes et deux gendarmes poursuivis.
Dans une vidéo largement diffusée, on pouvait voir des militaires et des policiers s'en prendre à Kéziah Nuissier après son arrestation.
Au sol, blessé à la tête et en sang, le jeune avait été frappé et insulté. En plus des coups qui sont portés derrière un fourgon de gendarme, Kéziah Nuissier avait dénoncé des propos racistes tenus à son encontre.
Il a, de son côté, porté plainte pour violences et actes de torture et de barbarie. En attendant, ce lundi et après plusieurs renvois, c'est Kéziah Nuissier qui comparaît devant la justice. Ce sont les actes précédents son arrestation qui seront jugés.
En effet, sur une autre vidéo qui avait fuité sur les réseaux sociaux également, quelques jours après les faits on voit en effet le jeune homme être l'un des acteurs d'échanges particulièrement musclés avec les forces de l'ordre. La justice devra déterminer si oui ou non, il est l'auteur des violences qui lui sont reprochées par les gendarmes et les policiers.
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