Barreau de Martinique : une année marquée par la pénurie de moyens
À l’occasion du passage de relais à la tête du barreau de Martinique, l’ancienne bâtonnière, Maître Murielle Renar-Legrand, dresse le bilan d’une année marquée par le manque de moyens de la justice, en particulier dans le domaine civil. Un constat posé alors que Maître Pascaline Jean-Joseph entre officiellement en fonction.
L’année écoulée aura été marquée par des difficultés persistantes pour l’institution judiciaire en Martinique. Si des annonces de renforts ont été faites, elles ont principalement concerné le pénal.
La justice civile sous tension
Dans son bilan, Maître Murielle Renar-Legrand souligne les conséquences directes de ce déséquilibre sur la prise en charge des affaires du quotidien, qui concernent directement la population martiniquaise.
Une juridiction qui, malheureusement, est sous-dotée. C'est vrai qu'on nous a fait miroiter récemment des nouveaux moyens. Le problème, c'est que ces moyens étaient exclusivement et dans leur grande majorité affectés au pénal et qu'on laisse un petit peu de côté la justice civile qui est véritablement en souffrance. Donc cette justice du quotidien, le juge des contentieux de la protection, par exemple, le juge des affaires familiales, on a des audiences qui sont trop rares, avec des dates trop longues. Or, c'est la justice du quotidien qui concerne les Martiniquais au quotidien, une pension alimentaire qu'on demande, des problèmes de loyers impayés. Tout ça, ce sont des choses, effectivement, qui concernent le quotidien des justiciables. Et malheureusement, les dates sont trop éloignées, les juridictions sont surchargées et les magistrats sont surbookés.
Comme le veut la tradition au 1er janvier, les avocats de Martinique ont un nouveau représentant. Élue il y a quelques mois, Maître Pascaline Jean-Joseph prend officiellement ses fonctions de bâtonnière.
√ Rejoignez notre Chaîne Whatsapp, RCI INFOS MARTINIQUE, pour ne rien rater de l’actualité : cliquez ici.





