#BalanceTonPorcMartinique La cour d'appel annule la condamnation en diffamation de la lanceuse d'alerte Alfounisme

Par 16/07/2026 - 12:02 • Mis à jour le 16/07/2026 - 16:05

La chambre correctionnelle de la cour d'appel de Fort-de-France a annulé la condamnation d'Anne-Laure Ferraty connue sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme d'Alfounisme. En avril dernier, elle avait été condamnée pour diffamation à l'encontre de Luiji L. en première instance.

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Nouveau rebondissement dans l'affaire opposant Anne-Laure Ferraty, connue sous le pseudonyme Alfounisme et créatrice du hashtag « Balance Ton Porc Martinique », à Luiji L.

La chambre correctionnelle de la cour d'appel de Fort-de-France s'est penchée le 9 juillet dernier sur la procédure sur requête de l'Avocat général

Ce jeudi (16 juillet 2026), les magistrats ont estimé que l'action publique était prescrite, en raison de l'absence de certains actes de procédure permettant d'en prolonger le délai. Cette décision entraîne l'annulation de la condamnation prononcée en première instance à l'encontre d'Anne-Laure Ferraty.

Les magistrats suivent ainsi la position du ministère public à l'encontre des arguments formulés par la partie plaignante qui estimait que la prescription n'était pas acquise.

Une condamnation pour diffamation prononcée en première instance

En première instance, le 20 avril dernier, le tribunal correctionnel de Fort-de-France avait reconnu Anne-Laure Ferraty coupable de diffamation.

Elle avait été condamnée à 500 euros d'amende avec sursis, ainsi qu'au versement de 2 000 euros de dommages et intérêts à Luiji L. et 1 200 euros au titre des frais d'avocat. Des peines désormais annulées tant sur le volet pénal que civil.

L'affaire faisait suite à des publications diffusées en 2023 via le hashtag "Balance Ton Porc Martinique", sur lequel Anne-Laure Ferraty avait relayé des témoignages de femmes accusant le trentenaire d'agressions sexuelles.

Lors du procès en première instance, la défense avait invoqué l'exception de vérité en produisant plusieurs pièces, mais le tribunal avait considéré que les allégations rendues publiques, sans préservation de l'anonymat du plaignant, présentaient un caractère diffamatoire.


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