Acculé par les témoignages de victimes, Shodon Emmanuel avoue une partie des faits
Au deuxième jour de son procès pour enlèvements, séquestrations et viols, Shodon Emmanuel a reconnu partiellement les faits au terme d'une journée d'audience forte en émotion.
Est-ce l'intervention du président de la cour criminelle qui a poussé Shodon Emmanuel a enfin s’exprimer sur son rôle dans les faits qui lui sont reprochés ?
Car ce dernier qui jusqu'à présent niait les faits est finalement passé aux aveux. Après l'audition de la dernière partie civile, c'est en effet le président de la cour qui l'a interpellé
Vous avez entendu toutes les parties civiles, vous savez exactement tout ce qui vous est reproché. Qu'est-ce que vous avez à dire ?
C'est à ce moment que Shodon Emmanuel a rompu sa ligne de défense avouant qu'il était l'auteur des viols. L'homme a alors pointé du doigt les jeunes femmes qui étaient présentes dans la salle d’audience l'une après l'autre
Pour elle, pour elle et pour elle, je reconnais.
Le président de la cour criminelle a alors demandé aux victimes de se lever pour bien confirmer les aveux de l’accusé.
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Des aveux partiels
En revanche, Shodon Emmanuel a contesté avoir tenté d'enlever ou d'arrêter ou de faire quoi que ce soit aux deux autres jeunes plaignantes.
Face à la cour, il a également livré des éléments sur les motivations de son passage à l’acte. L'homme âgé de 29 ans a assuré qu'il était la plupart du temps sous l'emprise de l'alcool et dans un état dépressif à cause de ses problèmes de couple. Il a aussi évoqué un différend entre son ex-compagne et la mère de son enfant.
Frustré par sa situation personnelle, il aurait décidé de se venger sur les victimes martiniquaises.
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Shodon Emmanuel a reconnu avoir été ébranlé par le témoignage d'une des parties civiles. Evoquant la religion rastafari de l'accusé, cette dernière lui a rappelé qu'il aurait de comptes à rendre à Jah.
Le procès se poursuit ce mercredi. La cour va tenter d'éclaircir les accusations de tentatives d'enlèvement desquelles l'accusé se défend.
Partie civile, ministère public et défense s'exprimeront par la suite avant l'annonce d'un verdict attendu aujourd'hui.
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