15 ans de réclusion criminelle pour un quinquagénaire coupable de torture, de viols et d'actes de barbarie sur son épouse
C'est un procès de l'horrible qui s'est déroulé durant trois jours à huis clos devant la Cour d'Assises de la Martinique. Un Gros-Mornais âgé de 58 ans a été reconnu coupable de torture, de viols et d'actes de barbarie sur son épouse. Des faits commis pendant de nombreuses années.
Les magistrats de la cour d'Assises de Martinique ont tranché. L'accusé* qui comparaissait depuis lundi (12 janvier 2026) a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour des faits difficiles à décrire. Une peine conforme aux réquisitions de l'avocat général au terme de ce procès à huis clos, selon la volonté de la victime.
Durant des années, l'homme devenu tortionnaire a frappé son épouse, l'a brûlée à l'aide de cigarettes et d'eau bouillante. Ce quinquagénaire n'hésitait pas non plus à lui vomir dessus avant de l'empêcher de se doucher pendant des jours.
La victime vivait enfermée dans le domicile conjugal et n'avait le droit de sortir que pour faire des courses, tous les quinze jours. C'est à ces occasions que son tortionnaire l'autorisait à sa laver, à l'eau uniquement, la privant de tout produit d'hygiène.
Pire encore, lors de son dépôt de plainte en 2021, la victime a raconté que son époux, non content de la blesser à l'arme blanche, urinait sur les draps qu'elle utilisait pour dormir à même le sol, l'accusé lui ayant interdit l'accès au lit.
L'expertise psychiatrique du Gros-Mornais a révélé une altération du discernement chez lui. Un trouble néanmoins insuffisamment caractérisé pour remettre en cause totalement la responsabilité du quinquagénaire face à ces actes criminels répétés quotidiennement.
Un accusé qui a reconnu les faits à minima, rejetant sur la victime la motivation de ses actes.
Un verdict en deçà des attentes des parties civiles
Au terme de ce procès, Maître Laurence Vieyra, avocate de la victime, dit comprendre les motivations des magistrats mais estime que la réparation pénale n'est pas à la hauteur ce qu'a subi sa cliente.
On peut penser que ce n'est pas beaucoup parce que cette femme a vécu un calvaire pendant 30 longues années mais la cour a retenu une altération du discernement de la part de l'accusé qui vient atténuer sa responsabilité. Ce n'est pas une déception en tant que telle mais effectivement le sentiment que le calvaire de cette femme n'a pas été réparé pénalement à la hauteur des faits
De son côté, Maitre Vaïté Corin, avocate de l'association Culture Egalité qui s'était portée partie civile, livre son regard sur le verdict prononcé :
L'association Culture eEgalité prend acte du verdict prononcé qui tient compte de la gravité des faits, de leur durée mais aussi de la personnalité de l'accusé qui est complexe et qui a pesé dans la balance pour la décision. Les actes de torture et de barbarie sont les violences les plus extrêmes qui peuvent être commises.
(*) L'anonymat de l'accusé est préservé à la demande de la victime par mesure de protection des autres membres de la famille.
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