Les femmes antillaises plus touchées par le lupus

Par • Mis à jour le 15/05/2016 - 19:23

Pour faire écho à la Journée mondiale du lupus, des animations ont été organisées pour parler de cette maladie rare ce samedi 14 mai 2016, en Martinique. Le lupus peut avoir plusieurs causes y compris la susceptibilité héréditaire. Les femmes aux Antilles sont particulièrement touchées.

    Les femmes antillaises plus touchées par le lupus
L’association « Lupus Antilles-Guyane » a organisé la journée de sensibilisation à l’Institut martiniquais du sport, au Lamentin ce samedi 14 mai 2016.Les conférences et débats tournaient autour de la nutrition saine, les bienfaits de l’activité physique et la prévention des maladies auto-immunes.

Les médecins internes du Centre Hospitalier Universitaire participaient aux animations, ainsi qu’un psychologue, un naturopathe et des spécialistes du sport adapté.

Même si l’évènement était consacré à la Journée mondiale de lupus, une maladie peu connue, il y avait beaucoup de monde autour des échanges.

Le lupus transforme les anticorps du patient. Ce dernier donc peut mourir de la moindre infection. La maladie est rare. Mais, en Martinique, comme partout aux Antilles, on enregistre beaucoup plus de cas qu’en France héxagonale.

« La Martinique, la Guadeloupe et la Guyane, les Antilles sont extrêmement touchées. On a une prévalence haute par rapport à la métropole. En France sur 100 000 personnes il y a entre 30 et 42 cas alors que chez nous on est déjà à 127 cas », selon Marie-Claire Norca, la présidente de l’association « Lupus Antilles-Guyane ».

Aux Antilles, il y a environ 1 500 personnes déclarées malades. Dans le monde, il y a près de 5 millions de personnes sont touchées. Il y a huit fois plus de femmes que d’hommes.

Aujourd'hui, les causes de cette maladie ne sont pas identifiées précisément, mais le lupus n’est pas contagieux. Il se manifeste par des arthrites, le diabète juvénile ou sclérodermie. Il est mal combattu pour l’instant, mais avec le mode de vie approprié et des traitements la maladie peut être maitrisée.

« On pense qu’il est lié à tous ce qui est toxique. Et puis, surtout, on est dans la situation où on est trop protégé, surprotégé et je crois que nos anticorps deviennent fainéants».

Veranika Chyhir et Xavier Chevalier