La RN5 sera-t-elle un jour hors d'eau ?

Par • Mis à jour le 01/12/2016 - 16:20

Pour la troisième fois depuis la rentrée (passage de Matthew, pluies du 5 novembre 2016, pluies du 29 novembre 2016), la portion de la RN5 entre Petit Bourg et le rond point de Rivière-Salée s'est retrouvée inondée. Des milliers d’automobilistes sont restés bloqués dans des embouteillages de plusieurs heures sur cet axe routier majeur de l’ile. La CTM évoque des études en cours pour mettre hors d’eau la RN5. Pourtant, la précédente région avait déjà mené des études similaires dont les conclusions avaient été présentées en juillet 2014. Notre dossier.

    La RN5 sera-t-elle un jour hors d'eau ?
Cette étude hydraulique a été menée en 2012 et 2013. Deux années de travail ont été nécessaires pour établir un véritable plan d’actions contre les inondations dans la plaine de Rivière-Salée.

L’idée générale était de rétablir un dessin des cours d’eau qui permettrait de protéger la RN5. Pour cela, les spécialistes préconisaient de baisser la berge de la Rivière-Salée de deux mètres pour lui permettre de déborder sur la rive droite et faciliter ainsi l’écoulement de l’eau.

Deux ouvrages hydrauliques et des chenaux supplémentaires devaient par ailleurs être construits. Autre action prévue dans ce plan : l’élargissement du lit de la rivière Trénelle en amont du Pont Violon sur lequel passe la route nationale.

Enfin, une série d’aménagements avait été arrêtée pour protéger les quartiers Lafayette et Cité Tranquille, notamment une voie d’insertion sur la RN5 qui aurait aussi contribué à fluidifier le trafic. Le début du chantier, prévu en 2015, avait été reporté à la rentrée 2016 pour respecter la procédure de la loi sur l’eau.

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Selon l’ancienne équipe régionale, tout était prêt pour entamer les travaux. Ce n’est pas l’avis de la CTM aujourd’hui. Son porte-parole, Daniel Marie-Sainte, rappelait sur notre antenne hier que les études devaient se poursuivre. Il semble n’y avoir qu’un point sur lequel les deux équipes sont d’accord : le montant du chantier : 6 à 8 millions d’euros.

Karl Lorand, Béatrice Vandevoorde et Dominique Girault