Un couple d'Italiens en détention provisoire à Ducos pour trafic de cocaïne

Par • Mis à jour le 10/05/2016 - 23:50

Mis à jour avec VIDEOS le 11/05/2016 - Les deux occupants de "l'Aldabra", un voilier battant pavillon Sint-Marteen, intercepté par les douanes, le 4 mai 2016, en mer des Caraïbes avec près de 600 kg de cocaïne ont été placés lundi soir, 9 mai 2016, en détention provisoire à la prison de Ducos (Martinique). Ils ont été mis en examen pour trafic de stupéfiants, importation, détention et transport en bande organisée par un juge d'instruction spécialisé en matière de criminalité organisée. Une prise emblématique de la stratégie du bouclier élaborée par les autorités administratives et judiciaires pour lutter contre le trafic de stupéfiants dans la région.

    Un couple d'Italiens en détention provisoire à Ducos pour trafic de cocaïne
On en sait un peu plus sur les circonstances qui ont conduit, lundi soir 9 mai 2016, deux italiens en détention provisoire à la prison de Ducos après leur mise en examen pour importation, détention, transport et trafic de stupéfiants en bande organisée. Leur voilier, l'Aldabra, avait été intercepté par des garde-côtes des douanes françaises, le 4 mai 2016, en haute mer, à 56 miles nautiques à l'ouest des côtes de la Guadeloupe.

Lors d'une conférence de presse ce mardi 10 mai 2016 dans les locaux du CIFAD (Douanes) à Fort-de-France, les autorités administratives et judiciaires ont expliqué par le détail l'arraisonnement du voilier et la découverte dans des cachettes aménagées et très perfectionnées d'une centaine de pains de cocaïne pour un total de 588 kg.

Le couple d'Italiens, un homme de 47 ans et une femme de 39 ans, avaient bien tenté de se faire passer pour un simple couple de plaisanciers, le mari pêchant tandis que sa femme bronzait au soleil, quand ils ont été arraisonnés, le 4 mai par deux vedettes garde-côtes des douanes.

"Ils ont été surpris et ont fait alors remarquer qu'ils étaient en haute mer dans les eaux internationales et qu'ils ne comprenaient pas leur arraisonnement" rapporte Gisèle Clément, la directrice régionale des garde-côtes Antilles-Guyane. Mais finalement, ils se sont montrés très coopératifs et "l'intervention s'est déroulée sans anicroche, sans incident particulier".

Il est vrai que les renseignements donnés par l'antenne Caraïbes de l'Ocrtis dès le 2 mai, sur le transport d'une grosse quantité de cocaïne sur un voilier venant d'Amérique du Sud, ne laissaient guère de doute.

Du reste, Jean-Damien Moustier, chef de l'Ocrtis Caraïbe n'a pas caché lors de la conférence de presse sa satisfaction. Cette opération, à ses yeux, valide la stratégie dite du bouclier. En intervenant ici, au plus près des pays producteurs de cocaïne, on évite ainsi que le produit stupéfiant ne soit disséminé et arrive soit sur nos îles, soit en France Métropolitaine".