[Photos et vidéo] Au Robert et au François, le Sargator 3, bateau spécialisé dans le ramassage des sargasses, est entré en action

Par 06/03/2026 - 05:14 • Mis à jour le 06/03/2026 - 23:15

C'est un nouvel engin qui fait son apparition sur le littoral atlantique de la Martinique. Le Sargator 3 est opérationnel. Ce bateau spécialisé dans la collecte des algues brunes en mer doit renforcer la lutte contre les échouages.

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©IK/RCI Martinique

Le Sargator 3 est enfin opérationnel. Ce nouveau bateau de ramassage acquis par la société franciscaine Filetdrom marque une étape importante dans la lutte contre l’invasion des Sargasses sur nos côtes.

Un navire bien plus performant que ses prédécesseurs. Avec ses 12 mètres de long, 4,5 mètres de large, il est doté d’une puissance de 450 chevaux.

Le Sargator 3 en action. ©IK/RCI Martinique

Fonctionnement en duo

Sargator 3 a été conçu pour collecter plus de 100 tonnes de sargasses en mer par jour. Une barge de transfert à grue « Toupiti » vient renforcer le dispositif de ramassage.

La barge Toupiti. ©IK/RCI Martinique

Alexis de Jaham, marin pêcheur et fondateur de Filet Drom, explique le fonctionnement du binôme :

C'est une machine qui est faite pour ramasser avec un tapis principal à l'avant, qui charge des big bags qui sont refermés et éjectés à l'eau. Ensuite, une fois que les big bags sont à l'eau, il y a une barge qui suit ce qu'on appelle un chaland avec une grue qui est chargée de récupérer les big bags dans l'eau et qui, elle, va faire la partie tampon entre le filet et la zone de stockage qui est une grosse barge de la SOMARA qui est au large, qui a une capacité beaucoup plus grande de stockage

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Un positionnement naturel

Le Sargator 3 opérera au niveau des barrages bloquants du François, quartier Dostaly et si nécessaire au Robert au large de Pontaléry et baie Cayol. 5 à 6 marins pécheurs sont mobilisés à bord pour mener les opérations de ramassage.

La localisation de ces engins s'inscrit dans une stratégie à plusieurs niveaux comme le précise Etienne Desplanques, préfet de Martinique :

Ce sont des secteurs dans lesquels on a installé des barrages et on compte en installer de supplémentaires. Il y en a six qui seront déployés courant 2026. Et l'objectif pour nous, c'est de protéger ces barrages pour éviter qu'ils cèdent et ainsi éviter que les baies, tout simplement, soient noyées de sargasses

La barge Toupiti et le Sargator 3 à quai. ©IK/RCI Martinique

Le représentant de l'Etat croit à l'efficacité du dispositif mis en œuvre :

Nos barrages sont de plus en plus efficaces. Notre système de ramassage en mer l'est de plus en plus. On a encore beaucoup de progrès à faire. Je suis très modeste, très humble, mais je crois que l'année 2026, nous serons plus forts qu'en 2025

Une année 2026 qui risque de mettre à rude épreuve les défenses anti-sargasses du littoral Sud-Est de la Martinique :

En 2026, nous allons avoir une saison sargasse qui sera probablement aussi difficile que celle de 2025

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720 000 euros de subvention

Financés à 70 % par l’État grâce aux fonds d’intervention maritime du ministère de la mer, ces nouveaux moyens maritimes ont bénéficié de 720 000 euros de subvention.

Des fonds piochés dans une enveloppe de 2,5 millions d'euros pour la zone Antilles dont 1 million pour la Martinique. Etienne Desplanques détaille ces financements :

Ce sont 2,5 millions qui ont été accordés par le gouvernement et je remercie les parlementaires pour la zone Antilles, dont un million pour nous. C'est aussi un nouveau marché porté par le GIP qui permet de ramasser plus à moins cher. Et aussi, ce sont des moyens supplémentaires. Ce Sagator III, une barge et bientôt aussi une barge d'immersion qui sera opérationnelle à l'été prochain. On sera plus forts pour mieux ramasser en mer, donc mieux protéger les barrages. Et si les barrages tiennent, ça veut dire moins de sargasses à terre


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