Longtemps stigmatisées, les filières professionnelles séduisent de plus en plus de jeunes
Bien que l’on observe une baisse des effectifs dans les classes de l’académie de Martinique, ceux des lycées professionnels, eux, sont en légère augmentation. Ils sont 5160 inscrits cette rentrée 2026-2027, c’est presque 150 élèves de plus que l’année dernière. Au lycée Jeanne Catayé, ils sont plus de 500, de la 3ème au BTS.
Au lycée professionnel Jeanne Catayé à Fort-de-France, la rentrée a démarré sur les chapeaux de roue. Composition de bouquets de fleurs, tissage de nattes, création d’un réseau wifi… Les lycéens ont directement mis la main à la pâte. Une visite avec la rectrice Cécile Laloux était organisée hier matin (8 septembre) pour découvrir les différentes filières proposées dans l’établissement. Parmi elles : fleuristerie, cybersécurité, esthétique ou encore coiffure…
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Pour Lory Delbois, enseignant en cybersécurité dans l’établissement, il faut valoriser les métiers manuels :
Il faut revenir dans des choses manuelles, savoir visser, poser, brancher. Il faut une à l'époque où on disait que c’étaient les élèves mauvais qui venaient. Maintenant, il faut ouvrir le champ des possibles, n'importe quel élève peut venir, peut faire cuisine, peut faire coiffure….
Choisir la voie professionnelle permet aux élèves de pratiquer les gestes de leur futur métier. Un avantage pour Marlène Varrin-Doyer, professeure d’esthétique :
Parfois, on a des problèmes de recrutement. L'orientation n'est pas forcément le bon choix parce que les informations n'ont pas été bien données. Mais quand les élèves aiment, on a de bons résultats.
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Des filières stigmatisées
Souvent considérée comme une filière choisie par défaut, la voie professionnelle permet à de nombreux élèves de s’épanouir et de découvrir en profondeur son domaine de prédilection. Elijah est mordu d’informatique :
C'est le seul truc qui me plaît vraiment. Il y a énormément de pratique, donc c'est ça qui me met le plus dans le bain pour mon futur.
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Sur une tête à coiffer, Alicia montre à sa camarade les gestes à réaliser pour obtenir une belle natte à deux bras. Coiffer est une véritable vocation pour les deux élèves de première :
Je regardais souvent des vidéos sur les réseaux sociaux. Un jour, j'ai essayé de me coiffer et j'ai vu que ça a donné un bon résultat et j'ai voulu continuer.
Une formation qui prépare l’insertion professionnelle des jeunes. En France, six mois après leur sortie d’études, près de la moitié avaient déjà trouvé un emploi en 2024 selon l’INSEE.
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