Sécheresse en Martinique : la procédure de reconnaissance de calamité agricole engagée
Réunis ce mardi (25 août) pour évaluer les dégâts d'une sécheresse qui s'installe dans la durée, le préfet et les acteurs agricoles de Martinique ont annoncé le lancement de la procédure de calamité agricole et la création d'une cellule de crise pour soutenir les exploitants en difficulté.
Le préfet Étienne Desplanques et les représentants du monde agricole ont établi un point de situation, ce mardi (25 août) après-midi, concernant les conséquences de la sécheresse.
Cette réunion avait pour objectif d'actualiser le bilan des pertes déjà constatées dans les différentes filières et d’anticiper l’évolution de la situation au cours des prochaines semaines.
La météo actuelle ne permet toutefois pas encore de dresser un bilan définitif.
Lire aussi : Une tonne d’intrant distribuée aux éleveurs pour les aider à faire face à la sécheresse
Accompagnement d'urgence et cellule de crise
La procédure de reconnaissance de calamité agricole est désormais engagée. Son aboutissement permettra d’indemniser une partie des pertes via le Fonds de secours pour l’Outre-mer.
D’autres mesures nationales d'accompagnement seront également déployées en Martinique dans les semaines à venir. Étienne Desplanques, en détaille le fonctionnement :
Mon souhait est d'accélérer la procédure de calamité agricole à partir des données transmises par les différentes filières, afin que les aides nationales soient versées au plus vite. Ce point de coordination était donc indispensable. Nous avons également convenu d'installer une cellule de crise pour que les agriculteurs les plus en difficulté bénéficient pleinement de l'accompagnement des différents services, comme la MSA, la CGSS, la DRFiP ou la Chambre d'agriculture. Nous disposons de leviers pour les soutenir, notamment grâce à des étalements fiscaux et sociaux. Notre principale difficulté reste d’atteindre les exploitants isolés ou découragés. C'est pour "aller vers eux" que cette cellule regroupera l'ensemble des acteurs concernés.
Des impacts à long terme sur les récoltes
Au-delà des dégâts immédiats, le préfet tire la sonnette d'alarme sur la durée exceptionnelle du phénomène et ses répercussions à long terme :
Nous traversons une période de sécheresse anormale, en plein cœur d'une saison habituellement pluvieuse, et qui s'inscrit dans la durée. Selon Météo-France, le mois de septembre s’annonce plus sec que les années précédentes. Les conséquences dépasseront le court terme et impacteront les récoltes à venir, en particulier le maraîchage et la campagne de canne à sucre 2027. Il est donc crucial de documenter précisément l'ensemble de ces préjudices avec les filières afin d'activer rapidement les indemnisations prévues par le Fonds de secours Outre-mer.
√ Rejoignez notre Chaîne Whatsapp, RCI INFOS MARTINIQUE, pour ne rien rater de l’actualité : cliquez ici.





