Malgré un climat économique mondial tendu, la Martinique plie, mais ne rompt pas
L’Institut d’émission des départements d’Outre-mer (IEDOM) a publié mardi (8 septembre) sa dernière étude conjoncturelle sur le climat des affaires en Martinique. Destinée à mettre en lumière les réalités économiques, celle-ci révèle que les entreprises martiniquaises sont à bout de souffle et dans l’incertitude au deuxième trimestre 2026. Des signes positifs montrent néanmoins que beaucoup d'entreprises résistent.
Réalisée entre avril et juin 2026, sur 145 entreprises, l’enquête met en lumière un ralentissement de l’activité économique en Martinique.
Plusieurs indicateurs apparaissent en baisse ou se fragilisent : emploi, investissement ou encore consommation des ménages, le tout marqué par un contexte national et international en tension (crise au Moyen-Orient, hausse des cours du pétrole, inflation...).
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Julien Idier, responsable des études économiques à l’IEDOM Martinique, déplore que les composantes de l'enquête soient relativement orientées à la baisse, mais surtout une instabilité mondiale qui laisse peu de visibilité sur le long terme. Il explique :
Ce qui ressort le plus dans cette enquête, c'est effectivement le degré d'incertitude que font face tous les chefs d'entreprises dans beaucoup de secteurs, sans pouvoir exactement nous dire avec beaucoup de conviction quelle sera l'orientation de leur activité sur les douze prochains mois. On a des prix énergétiques qui, depuis le début de l'année, ont augmenté de plus 15%. Quand on sait la place que prend le coût du fret, le coût des intrants dans les coûts de production des coûts énergétiques en Martinique, effectivement, on a un effet de répercussion de ces conflits internationaux sur le territoire qui ont une vraie réalité pour chacun des entrepreneurs aujourd'hui.
"Un socle d'entreprises qui résiste"
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La durée du conflit et la résorption des couts énergétiques à sa sortie reste les grandes inconnues, et brouillent le paysage prévisionnistes pour les entreprises.
Malgré tout, pour Patrick Croissandeau, le directeur de l’IEDOM Martinique, des signes positifs subsistent au niveau régional :
La Martinique bénéficie malgré tout d'un socle d'entreprises qui résiste, des entrepreneurs qu'il faut saluer, qui s'engagent. Et globalement, une consommation des ménages qui a diminué, mais est toujours bien présente. J'ajoute à cela un certain nombre d'amortisseurs sociaux qui ne sont pas propres à la Martinique. Tout cela nous conduit proche du zéro, qui se maintient à un niveau positif, en tout cas qui résiste. On a des entrepreneurs qui sont installés et qui sont toujours engagés, et on voit un certain nombre de projets naître d'entrepreneurs, qui ont cette volonté d'entreprendre, ce qui n'est pas simple dans ce contexte. Il faut les saluer parce que de cela peuvent naître de beaux projets, de belles entreprises et de l'activité et de l'emploi pour notre territoire.
L’étude est disponible et peut être consultée sur le site internet de l’IEDOM Martinique.
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