Machines à glace à l’arrêt : les pêcheurs de Martinique veulent des solutions
À l’initiative du Comité Régional des Pêches et des Elevages Marins, une délégation de marins-pêcheurs professionnels s’est déplacée hier (vendredi 4 septembre) à la CTM pour demander la remise en état des machines, notamment au Marin et au François. Des solutions sont attendues dès lundi.
Nouveau coup de gueule des marins-pêcheurs hier matin (vendredi 4 septembre). Une délégation s’est présentée à l’Hôtel de la Collectivité Territoriale à Cluny pour réclamer la remise en service des machines à glace hors d’usage depuis plusieurs mois...
La liquidation de l’entreprise chargée de leur entretien pour la CTM, Caraïbes Froid, a, depuis, entraîné des pannes à répétition, sans personne pour assurer un suivi des machines.
Les pêcheurs du Marin et du François sont les principaux touchés.
Une rencontre informelle avec le Président du Conseil Exécutif a pu avoir lieu et en dépit d’échanges parfois tendus, des solutions sont envisagées.
C’est ce qu’indique le président du Comité régional des pêches et des élevages marins, Jean-Michel Cotrebil.
Après 4 mois sans travailler, il était impératif d'aller voir le président et de lui expliquer les problématiques. Donc c'est inadmissible que sur un territoire comme la Martinique, il y ait des machines à glace qui ne fonctionnent pas. Au mois de décembre, nous avons été le voir pour les mêmes raisons. En septembre, nous sommes encore là, nous avons trouvé une solution mais l'échange était très tendu. Il a demandé à ses services de faire diligence parce qu’on lui a demandé d'aller assez vite pour les réparations des machines. Dès lundi, il va signer un courrier pour la maintenance des machines avec la société qui sera retenue. Nous, au niveau du comité, on va récupérer un appareil pour badger. Donc la régie sera mise en place dorénavant à la collectivité, donc les marins-pêcheurs devront aller recharger leur badge de glace à la collectivité. On reste en attente.
Depuis la fin du mois de juin, les marins-pêcheurs de Martinique doivent composer avec des machines à glace hors d'usage, mais les pannes sont régulières depuis bien plus longtemps.
Un manque à gagner pour les pêcheurs
L’arrêt total des machines pèse, en tout cas, lourd sur l’activité au quotidien : sans glace, impossible de conserver le poisson. Et, surtout, remplir les navires en glace coûte beaucoup plus cher, plus de 200 euros.
Un manque à gagner conséquent pour les marins-pêcheurs, comme le décrit Jean-Michel Cotrebil
Quand on parle d'autonomie alimentaire, les pêcheurs ont tout à fait leur place. En tant que marin et pêcheur aujourd'hui, on ne peut pas se permettre de partir en mer sans glace. Le problème, c'est qu'au niveau du Comité Régional de Pêche, nous fournissons une carte professionnelle et un macaron pour garantir un produit de qualité. N'ayant pas cette glace-là, nous ne pouvons pas produire ces produits de qualité. C'est un peu difficile à entendre, mais on ne pouvait pas rester là. Tant que je n’ai pas vu le résultat, je reste sur le qui-vive pour la profession. On ne peut plus aujourd'hui laisser cette profession-là à la dérive. C'est déjà très difficile, nous avons trop de contraintes, qu'on garantisse un produit de qualité, qu'on paye nos factures, nos charges. Le nerf de la guerre, c'est la glace. Alors, on ne peut pas se battre avec la collectivité pour de la glace, ce n’est pas possible
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