Les Antilles se dirigent vers une baisse des prix du carburant à la pompe après l'accord entre l'Iran et les États-Unis
L'annonce d'un accord mettant fin au conflit entre l'Iran et les États-Unis a fait chuter le cours du pétrole hier (15 juin). Aux Antilles, où les prix sont fixés chaque mois par arrêté préfectoral, une baisse est attendue dès le mois de juillet.
C’est une bonne nouvelle pour le portefeuille des automobilistes. L'annonce d'un accord marquant la fin de la guerre entre l'Iran et les États-Unis a fait chuter le cours des prix du pétrole hier, lundi 15 juin.
Cette nouvelle fin annoncée du conflit confirme la tendance à la baisse observée depuis plusieurs jours sur les cours mondiaux.
Une baisse progressive
Dans l'Hexagone, les automobilistes ont déjà observé une diminution des prix du carburant à la pompe, même si elle reste encore timide. Aux Antilles, où les prix sont administrés tous les mois par arrêté préfectoral, la tendance devrait également être à la baisse pour le mois de juillet.
Olivier Cotta, directeur général de la raffinerie Sara, pense que la période difficile est passée, mais précise qu'il faudra plusieurs mois pour retrouver les niveaux d'avant-guerre.
Ça semble être une bonne nouvelle puisqu’il y a la signature d'un accord. Il va falloir des mois avant de retrouver un trafic normal dans le détroit d'Ormuz. Donc, le temps que tout cela se mette en place et s'équilibre, je pense qu'on ne retrouvera pas les niveaux aussi bas qu'on les a eus en début d'année, pas avant deux ou trois mois au moins.
Un impact limité sur les Antilles
Pour les Antilles, les effets du conflit ont eu un fort impact sur les portefeuilles, mais selon Olivier Cotta, le pire a pu être évité.
Le premier enjeu, c'était le risque de rupture de produits. Ça, on a réussi à l'éviter grâce au mode de fonctionnement d'une raffinerie qui est capable de fabriquer ses propres carburants. Et ça, c'est vraiment notable, parce que d'autres pays de la Caraïbe n'ont pas eu cette chance-là. La deuxième chose, effectivement, c'est qu'avec les services de l'État, notamment, et les socioprofessionnels, on a réussi non pas à endiguer la hausse, puisqu'il y a eu une hausse très forte, mais on a réussi quand même à faire en sorte qu'elle ne soit pas aussi pénalisante qu'elle a pu l'être dans d'autres pays.
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