La Martinique accueille des dirigeants caribéens pour échanger sur la préservation de la biodiversité marine
Depuis lundi (28 septembre), les représentants d’une onzaine de pays et territoires de la Caraïbe sont en Martinique, dans le cadre du Comité de gestion de la biodiversité et des écosystèmes de l’Organisation des Etats de la Caraïbe orientale (OECO). Au programme, échanges sur les projets phares sur les enjeux de la biodiversité dans la région, et visite de la réserve Albert Flaco, unique réserve marine de la Martinique.
Cette année, c’est la Martinique qui préside le Comité de gestion de la biodiversité et des écosystèmes de l’OECO. Dans ce contexte, la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM) accueille, depuis le début de la semaine, une onzaine de représentants de la Caraïbe, notamment d'Antigua-et-Barbuda, de la Dominique, de la Grenade, de Montserrat, de Saint-Christophe-et-Niévès et de Sainte-Lucie.
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Ils ont partagé leurs projets phares et les enjeux atour de la préservation de la biodiversité de leurs pays respectifs. Le lendemain (29 septembre), les représentants sont allés sur le terrain, au Prêcheur, dans la réserve marine Albert Falco, la seule réserve marine de la Martinique.
Sur place, c'est Mosiah Artus, gardien de l'environnement au Parc naturel régional de la Martinique, qui veille sur la réserve :
C'est une réserve qui fait 6 hectares. Elle n'est pas très grande en soi, mais énormément d'acteurs de la mer y naviguent, y travaillent, ou veulent juste passer du bon temps, comme les visiteurs sur les plages. C'est important d'avoir créé cet espace pour préserver la biodiversité qui s’y trouve, et notamment la biodiversité marine.
Une biodiversité menacée en grande partie par le changement climatique, mais aussi les comportements humains. Il regrette :
Il y a des problématiques comme le blanchissement des coraux. Mais il y a aussi les activités entropiques, donc les activités de l'homme. Il faut concilier toutes ces personnes, que ce soient les excursionnistes, les plongeurs et les marins-pêcheurs professionnels à travailler et à vivre sur cet espace. La chasse sous-marine est strictement interdite. Ça c'est une chose qui est hyper importante. Beaucoup de novices pratiquent cette chasse et tuent les juvéniles. Ça empêche que les poissons grandissent et fassent des petits.
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La biodiversité est un enjeu régional
Enjeu qui demande un agenda spécifique, car la préservation de la biodiversité ne peut se faire sans coopération internationale.
Sandrine Icheck Bahuaud, directrice des risques et de la résilience du territoire à la CTM, explique l'objectif de cette rencontre de haute voltige :
Nous essayons de balayer tout au long de l'année différentes thématiques et différents enjeux autour de la biodiversité. Pour cette rencontre sur place, nous avions choisi de mettre l'accent sur la résilience de nos territoires et montrer à quel point le partage des solutions, des initiatives et des techniques pouvaient nous permettre d'avoir un échange de bonnes pratiques, et ainsi nous ouvrir des opportunités de partenariats pour travailler ensemble, puisque nous avons à faire face aux mêmes enjeux. C’est aussi se demander comment, en préservant notre biodiversité et notre environnement, nous pouvons aussi créer des leviers et des opportunités de développement pour notre territoire et travailler à une meilleure robustesse de nos sociétés.
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Parmi les délégués, Rulio Camacho, océanographe venu d'Antigua-et-Barbuda. Pour lui, la Martinique est un modèle de préservation de la biodiversité.
Quelque chose m'a vraiment intrigué, c'est la zone d'exclusion mise en place pour les oiseaux. Je n'avais jamais vu quelque chose de similaire auparavant. Mettre en place une zone d'exclusion avec une véritable zone tampon dans l'espace marin afin d'empêcher les bateaux d'y pénétrer et de garantir ainsi aux oiseaux un espace sûr et préserver de toutes perturbations. Je trouve que c'est quelque chose qui est vraiment unique.
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