Lancement de la 9ème campagne "Déposons les armes"

Par 12/11/2021 - 09:29 • Mis à jour le 12/11/2021 - 09:28

Ce vendredi en Préfecture, sera procédé au lancement de la 9ème campagne "Déposons les armes". Une opération débutée en 2013 et qui en 8 éditions a permis de détruire 950 armes et 12.377 munitions. Un arsenal qui n'est plus en circulation. La mobilisation qui sera générale va s'étendre jusqu'au 31 décembre et va circuler partout en Guadeloupe.

    Lancement de la 9ème campagne "Déposons les armes"

"Détruire une arme n'est jamais banal. An nou pran douvan avan douvan pran nou". C'est par ces 2 slogans chocs, en français et en créole, photos à l'appui, que les autorités veulent toucher leurs cibles pour les convaincre de déposer les armes. 

Des armes qui continuent de tuer en Guadeloupe. On l'a encore vu cette semaine et chaque année, sur les 60 à 70 procès devant la cour d'assises, une bonne moitié d'entre eux concernent des affaires criminelles impliquant des armes à feu ou des armes blanches.

Depuis 2013, 950 de ces armes et 12.377 munitions ont été détruites grâce à cette campagne. D'où son utilité.

Il s'agit pour ceux qui en possèdent d'effectuer un geste volontaire, un choix qui se veut pacifique car posséder une arme ne vous mets pas nécessairement à l'abri, ni vos proches et peut-être l'objet d'une accentuation d'un conflit éventuel. Il s'agit donc de se protéger, de protéger les siens afin d'éviter un drame; avant qu'il ne soit trop tard.

C'est ce type de messages que Préfet, Procureure Générale, Rectrice d'académie, Président d'association des maires, forces de l'ordre vont marteler pour inciter à cette mobilisation générale en vue de convaincre de l'utilité de ne pas détenir ou de se débarrasser des armes. 

Des visuels, des affiches, des spots publicitaires associant les médias partenaires incontournables de cette campagne, vont être ainsi diffusé et vont circuler sur l'ensemble du territoire, y compris dans les établissements scolaires, collèges et lycées, commerces, administrations et même à l'arrière des bus pour traduire cette volonté et cette détermination à vaincre un mal qui ronge notre société et fait des dizaines de tués chaque année.

Rappelons que depuis le 1er août 2018, la vente d'arme à feu en direct, de particulier à particulier est interdite. Elle doit s'effectuer par l'intermédiaire d'un armurier. Les risques encourus peuvent aller jusqu'à 100.000e d'amende et 7 années d'emprisonnement.

Tags