« Repartir sur des bases saines » : Kenny Jean-Marie détaille sa mission de préfigurateur de la LGF
Après la liquidation de l'ancienne instance, Kenny Jean-Marie dessine les contours de la future LGF. Au micro de Lynda Cayarcy, le représentant de la FFF expose son plan d'action sur six mois pour stabiliser les compétitions et renouer le dialogue avec les partenaires du football guadeloupéen.
Fraîchement nommé par la Fédération Française de Football (FFF) à la suite de la liquidation de l'ancienne instance, Kenny Jean-Marie assure la nouvelle fonction de préfigurateur de la nouvelle Ligue Guadeloupéenne de Football (LGF).
Invité du journal de 13h de RCI présenté par Lynda Cayarcy ce jeudi (9 avril), il a partagé son expertise sur la situation actuelle et fait le point sur ses rencontres avec les acteurs locaux du football afin de préparer la restructuration de la discipline en Guadeloupe.
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Une reconstruction sur des bases durables
Concernant la stratégie de restructuration de la future Ligue, Kenny Jean-Marie tient à rassurer sur la continuité des activités tout en fixant ses priorités pour l'avenir :
Cette reconstruction est déjà en marche et c'est le message que je voulais passer aujourd'hui aux auditeurs Guadeloupéens. Le football n'est pas mort. Le football n'est même pas à l'arrêt. Nous allons aller jusqu'au terme de la saison actuelle et la FFF s'en donne les moyens. Et simplement, moi, je suis mandaté pour construire l'avenir, pour repartir sur des nouvelles bases, des bases saines, des bases pérennes, des bases durables.
Rétablir la confiance avec les partenaires
Le nouveau préfigurateur de la LGF met l'accent sur la restauration du lien avec les partenaires institutionnels et financiers :
La bonne nouvelle, c'est que du côté des acteurs publics, en tout cas, il y a une vraie volonté d'accompagner le football, mais pas à n'importe quelles conditions et pas pour soutenir n'importe quel projet. Donc c'est un préalable. Il faut rétablir la confiance. D'ailleurs, ça fait partie de mon mandat que de rétablir la confiance entre l'ensemble des acteurs. D'autres acteurs m'ont dit qu'il ne fallait pas reproduire les erreurs du passé. Donc peut-être que dans les modalités de conventionnement avec les sponsors, par exemple, ou encore avec les collectivités publiques, on va peut-être imaginer des nouveaux mécanismes, des choses peut-être un peu innovantes qu'on n'a jamais essayées. Il faut penser en dehors de la boîte.
Un plan d'action en deux phases
Le quadragénaire précise le calendrier de sa mission, qui débute par une phase d'écoute avant un travail de terrain prévu en mai et juin :
Ma mission est partie pour six mois. On en est qu'au début. On est dans une première phase qui est une phase d'écoute et de pédagogie. Il fallait que j'explique où on en est, comment va se passer la liquidation dont je ne suis pas en charge et quel allait être le périmètre de mon action. Ensuite, je reviendrai pour une durée plus longue. Au mois de mai, juin, je resterai sur le territoire, littéralement en retroussant les manches, au contact de chacun pour décortiquer l'ensemble des sujets auxquels on doit faire face, parmi lesquels il y a rétablir la nouvelle gouvernance, parmi lesquels il y a trouver un budget qui tienne la route et qui permette de répondre à l'ambition que nous avons pour le football guadeloupéen.
Priorité à la formation et à la jeunesse
Kenny Jean-Marie tient également à rappeler que la place de la jeunesse se situe au centre de sa stratégie. Celle-ci s'appuie sur les structures de formation existantes comme le CREPS et le CERFA :
Pour les jeunes, c'est même le cœur du projet, parce qu'ici, en Guadeloupe, on a deux objets assez particuliers. On a un pôle espoir, au CREPS, de Pointe à Pitre, et on a un dispositif qui s'appelle le CERFA, au lycée de Bambridge, qui nous permet d'accompagner 36 jeunes de la seconde à la terminale, issue de la Guadeloupe, certes, mais également de la Martinique et de la Guyane. Et ça, ça doit continuer à vivre, parce que ça, c'est la relève de demain, à la fois pour nos futurs footballeurs professionnels, mais également pour nos futurs entraîneurs, pour nos futurs encadrants de clubs et pour le sport guadeloupéen de façon plus large.
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