Yacht Club de Pointe-à-Pitre : Samuel Damo conteste le litige d'AOT avec le Grand Port Maritime
Visé par une procédure judiciaire du Grand Port Maritime concernant l'occupation du domaine portuaire, le gérant du Yacht Club de Pointe-à-Pitre conteste le litige et pointe du doigt la gestion des loyers. Malgré une réunion organisée entre les deux parties, les tensions demeurent vives avant le rendu du jugement.
Alors que le Yacht Club, établissement emblématique situé sur le quai Lardenoy à Pointe-à-Pitre, fait face à une menace d'expulsion dans le cadre d'un litige concernant l'occupation du domaine portuaire, les échanges se poursuivent entre les parties.
Dans un communiqué de presse publié ce vendredi 4 septembre, la direction du Grand Port Maritime de la Guadeloupe (GPMG) a apporté son éclairage sur ce dossier.
La Présidente du Conseil de Surveillance et la Présidente du Directoire par intérim ont reçu Samuel Damo, gérant de la structure, accompagné d'une délégation de cinq personnes au siège de l'établissement portuaire.
"Nous sommes très vigilants"
Au cours de cette rencontre, le Grand Port a rappelé avoir engagé dès 2018 une démarche amiable pour que l'entreprise se mette en conformité avec ses obligations d'occupation du domaine public.
Faute d'accord après huit années de négociations, le différend est désormais porté sur le terrain contentieux par les deux parties.
Le GPMG précise qu'il "demeure en attente d’une décision de justice", alors qu'un jugement est pressenti début septembre, et se dit prêt à rester ouvert à la discussion selon l'issue rendue.
L'institution confirme par ailleurs que rien ne s'oppose à la poursuite de l'activité du Yacht Club jusqu'au terme définitif de la procédure judiciaire.
Invité du journal de 7h ce samedi (5 septembre) sur RCI, Samuel Damo affiche toutefois un scepticisme affirmé quant aux intentions de l'établissement portuaire :
Nous sommes très, très vigilants. On n'a pas senti vraiment de volonté de sortir, malgré les affirmations que j'ai entendues ce matin qui disent qu'ils veulent sortir du bois de fer. Nous, nous continuons à mener ce combat avec le LCDM, et à informer les Guadeloupéens parce qu'il y a des choses qui ne fonctionnent pas par pays. Il y a des responsables politiques qui sont de mèche avec cette entité-là pour pouvoir, j'ai envie de dire, empêcher certains Guadeloupéens de continuer leurs activités professionnelles. C'est ce qui est en question.
Une incohérence soulignée
Sur le fond du litige, le gérant contestait la position du port concernant l'Autorisation d'Occupation Temporaire (AOT). Damo souligne une incohérence majeure dans les griefs qui lui sont adressés :
À aucun moment on ne peut nous reprocher aujourd'hui de ne pas être en règle puisqu'ils disent que depuis fin 2024, il n'y a pas d'AOT. C'est le Grand Port Maritime qui donne les AOT, et c'est le port qui perçoit les loyers. Donc comment percevoir des loyers? C'est comme si vous disiez à un squatteur de vous payer un loyer et après vous reprochez à ce squatteur d'être sur place. Alors il y a des choses qui sont complètement incohérentes et c'est cela même qu'on veut pouvoir prouver au tribunal pour qu'on ait gain de cause dans cette affaire.
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