Une pétition pour mieux lutter contre le sans-abrisme en Guadeloupe

Par 15/09/2026 - 14:34 • Mis à jour le 15/09/2026 - 14:41

Face à l’ampleur de l’errance des sans-abris à Pointe-à-Pitre, « SOS sans abris 971 » lance une pétition au début du mois de septembre. L’association réclame notamment un accueil sanitaire et social accessible 24 heures sur 24 et davantage de solutions d’hébergement et de soins pour les personnes sans domicile fixe, parfois en détresse psychique.

    Une pétition pour mieux lutter contre le sans-abrisme en Guadeloupe
Une rue de Pointe-à-Pitre @RCI

A Pointe-à-Pitre, les situations d’errance sont particulièrement visibles dans le centre-ville. Des personnes sans domicile, parfois malades, dépendantes ou en grande détresse psychologique. Une réalité qui interpelle habitants et commerçants, mais qui témoigne surtout d’une grande vulnérabilité.

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Elle demande aussi de renforcer les équipes mobiles, notamment pour accompagner les personnes souffrant de troubles psychiques. En effet, après un passage en structure, certains se retrouvent à la rue, sans accompagnement adapté.

Suleiman Taoun le président de SOS sans abris 971 explique les raisons de sa pétition :


La pétition part d'un constat très simple : quand vous êtes dans le centre-ville, vous constatez qu'il y a une augmentation très importante de sans-abri, qui sont assez violents pour la plupart, parce qu'ils souffrent de pathologies mentales. Malheureusement, ça impacte directement la dignité humaine, puisqu’ils sont les premières victimes de cette problématique.

 

Leur prise en charge est nécessaire

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Le maire de Pointe-à-Pitre Harry Durimel, affirme avoir déjà interpellé les services de l’état sur la situation, sans avoir obtenu de réponses satisfaisantes. Il explique :

L’association a effectivement été conviée à plusieurs groupes de travail. Mais pour l’instant, nous avons surtout le sentiment que beaucoup de choses sont encore au stade de projet. Il y a des réunions, des propositions, des dispositifs qui sont annoncés ou qui sont en cours de réflexion, mais sur le terrain, nous ne voyons pas encore suffisamment de réponses concrètes. C’est justement ce que nous demandons aujourd’hui : passer des intentions aux actes.

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Un cas plus que préoccupant, puisque l’errance ne s’arrête pas aux portes de Pointe-à-Pitre. Il poursuit :

Nous voulons transmettre cette pétition au président de la République, Emmanuel Macron, ainsi qu’à plusieurs ministres, pour que cette situation soit prise en compte au niveau national. Parce qu’aujourd’hui, ce que nous constatons à Pointe-à-Pitre est aussi le reflet d’une problématique plus large en Guadeloupe.

À Saint-Vincent-de-Paul, un accueil et des possibilités d’hébergement existent, mais le nombre de places reste limité. 

Le Samu social intervient également, notamment à travers les maraudes, pour aller à la rencontre des personnes directement dans la rue.

La pétition, qui doit être transmise au gouvernement, compte déjà 639 signatures.

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