Les barrages anti-sargasses, un dispositif efficace mais coûteux à entretenir
Comment mieux lutter contre les sargasses ? C'était l'objet d'une rencontre organisée mercredi 15 juillet à l'initiative de la ville de Petit-Bourg. Les barrages, déployés dans plusieurs secteurs de la commune, montrent des résultats encourageants mais nécessitent un entretien coûteux et technique.
Pour mieux lutter contre les sargasses, la municipalité de Petit-Bourg a organisé une rencontre hier, mercredi 15 juillet. Les barrages sont devenus l'un des principaux outils de lutte contre les échouements de sargasses. Mais quel est le bilan de leur utilisation ?
Un bilan jugé positif
À Petit-Bourg, plusieurs barrages ont été déployés : un premier à Arnouville, posé par l'État, et depuis mars cette année, un barrage entre la Pointe à Bacchus et la Vinaigrerie, posé par la commune. Frédérick Mandine, directeur de l'Environnement et de la mer à Petit-Bourg, dresse un premier bilan :
Le bilan est, j'ai envie de dire qu'il est positif puisqu'on voit bien que le barrage empêche les échouements.
Néanmoins, pour qu'un barrage puisse tenir, il faut l'entretenir avec des techniques précises. Comptez environ 400 000 € par an à la charge des communes :
En fait, il faut un personnel qualifié. Ce sont des scaphandriers, des plongeurs professionnels qui vont sous l'eau pour assurer l'enlèvement des coquillages, des huîtres qui se collent sur le barrage, sur la jupe du barrage et qui font qu'ils dysfonctionnent et qui n'assurent plus son rôle de protéger et d'empêcher les échouements.
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De nouvelles barges de collecte
L'autre objectif est aussi de renforcer la collecte des sargasses en mer. Pour y parvenir, de nouvelles barges de collecte devraient être déployées prochainement :
Les barges de collecte et barges de transport sont prévues d'arriver courant septembre. Ça, c'est un investissement qui est financé par les fonds de l'État et les forces européennes.
Le barrage de la Pointe à Bacchus est encore en cours d'aménagement. Le dispositif est revu avant un déploiement plus large. À terme, quatre kilomètres de barrage devraient protéger l'ensemble du bourg.
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