Le Kabana Beach sera-t-il relocalisé et reconstruit à Port-Louis ?

Par 21/07/2025 - 16:22 • Mis à jour le 21/07/2025 - 18:37

Peut-être une solution dans le dossier du Kabana Beach à Port-Louis. Un accord de principe aurait été trouvé entre le maire Jean Marie Hubert et l’exploitant Nicolas Semar en vue d’une relocalisation du restaurant, à une soixantaine de mètres de son emplacement initial.

    Le Kabana Beach sera-t-il relocalisé et reconstruit à Port-Louis ?
Après deux ans de procédures judiciaires, le Kabana Beach a été démoli, ce lundi (16 juin), sur la plage du Souffleur à Port-Louis. @Franck Hiroquoy

C’est une vraie surprise dans le dossier sensible du Kabana Beach à Port-Louis.

Après plusieurs années de tensions et d’absence de dialogue, un accord de principe aurait été trouvé entre le maire Jean-Marie Hubert et l’exploitant Nicolas Semar.

Un début de sortie d’impasse et surtout un dialogue renoué grâce à une médiation menée par le militant indépendantiste Luc Reinette.

Deux courriers officiels

Les deux parties seraient tombées d’accord sur une relocalisation du restaurant Kabana Beach à une soixantaine de mètres de l’emplacement où il avait été détruit, il y a quelques semaines.

Dans deux courriers officiels, datés des 8 et 9 juillet, Jean-Marie Hubert, maire de Port-Louis, confirme son engagement à permettre une relocalisation du restaurant dans le village artisanal Phase 2, situé à 60 mètres de l'ancien emplacement du Kabana Beach.

Le gérant pourra choisir une parcelle de son choix, avec la promesse d'un bail emphytéotique de 18 ans et d'un accompagnement dans l'obtention du permis de construire.

Jean-Marie Hubert propose aussi d'augmenter la surface proposée de 200 à 300 mètres carrés, avec la possibilité de différer le paiement du loyer, même si cela doit être étudié en conseil municipal.

Des garanties juridiques demandées

Nicolas Semar, de son côté, aurait accepté cette proposition dans un courrier daté du 14 juillet, tout en demandant des garanties juridiques renforcées pour sécuriser son projet : acte administratif formel, certificat de conformité et engagement écrit de la commune.

Dans un courrier du 18 juillet, que notre rédaction s'est procuré, le maire déclare ainsi prendre acte de cet accord, mais rappelle que la réussite du projet dépendra désormais du dépôt officiel du dossier, en conformité avec les règles d'urbanisme et environnementales.

Sans oublier un préalable fondamental, la bonne foi de toutes les parties, élément essentiel pour dépasser les nombreuses tensions du passé et établir un projet commun en toute confiance et respect mutuel.

« Une souscription nationale guadeloupéenne »

De son côté, Luc Reinette, l'un des médiateurs, indique que cet accord marque la fin de la phase 1 d'une solution guadeloupéenne. La phase 2 sera, pour lui, le lancement d'une grande souscription nationale pour financer la reconstruction du Kabana Beach.

Invité de notre journal de 13 heures ce lundi (21 juillet), Luc Reinette est revenu sur la genèse de cet accord qui se dessine, mais qui n’est pas encore entériné.

En tant que Port-Louisien et membre du  FKNG, j'ai réfléchi à la question. On s'est dit qu'il fallait tenter quelque chose de façon à trouver un emplacement qui soit pérenne pour M. Semar et surtout un apaisement. Ensuite,on s'est engagé à lancer une souscription nationale guadeloupéenne pour financer le nouveau Kabana Beach, qui sera situé à quelques encablures de l'ancien. J'ai rencontré, à Port-Louis, M. Nicolas Semar et je lui ai demandé de me confirmer s'il était toujours d'accord pour la démarche visant à trouver un emplacement sur le village artisanal, avec toutes les garanties bien sûr qui vont avec et aussi le lancement de cette souscription. Il m'a dit oui. Le maire, dans un courrier du 9 juillet, prend tous les engagements concernant l'augmentation de la surface… La réponse vient le 14 juillet avec un accord. Simplement, Nicolas Sima demande une sécurisation des engagements du maire. Réponse du maire M. Jean-Marie Hubert, quelques jours plus tard, disant qu'il faut avant tout déposer un projet qui tienne compte, bien sûr, de l'environnement et une demande de permis de construire. Alors, c'est sûr que la ratification n'est pas encore définitive, mais je pense que les deux parties, qui ne se parlaient plus, maintenant sont en mesure de signer un accord définitif sur ce dossier. Il en va bien sûr de la sérénité en Guadeloupe, mais aussi de l'espoir pour les jeunes de pouvoir rester au pays, de pouvoir y travailler.

A ECOUTER L'entretien complet avec Luc Reinette

A la suite de l'intervention de Luc Reinette sur notre antenne, une réaction signée comme étant celle de Nicolas Semar est apparue sur les réseaux sociaux. Elle indique son désaccord quant à cette prise de parole en son nom, sans son accord et en l'absence d'un engagement formel de la municipalité.


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