Il y a 37 ans, le Cyclone Hugo frappait la Guadeloupe, une nuit gravée dans l'histoire de RCI

Par 16/09/2026 - 08:23 • Mis à jour le 16/09/2026 - 08:34

L'ouragan Hugo frappait l'archipel guadeloupéen il y a 37 ans jour pour jour, le 16 septembre 1989. Un évènement mémorable pour la population de l'archipel et pour la radio RCI, qui a joué un rôle essentiel d'information et de secours auprès de la population.

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Image d'archive

Il y a 37 ans jour pour jour, le 16 septembre 1989, l'ouragan Hugo frappait la Guadeloupe. Une nuit gravée dans les mémoires, y compris celles des équipes de RCI.

Une nuit d’angoisse qui avait fait 11 morts, une centaine de blessés et 35 000 de personnes sinistrées.

L'antenne de la radio a été maintenue malgré le cyclone et a ainsi joué un rôle essentiel pendant et après le passage du cyclone.

La radio RCI, un support pour la population

Alors que les réseaux sociaux n'existaient pas encore, RCI est resté à l'antenne toute la nuit, devenant le principal lien entre les habitants et le reste du territoire.

Aux commandes, les journalistes et animateurs se sont relayés pendant des heures pour informer, rassurer et conseiller les auditeurs.

Dans le même temps, les équipes techniques ont profité du passage de l'œil du cyclone pour ravitailler en carburant le groupe électrogène et ainsi permettre à la radio de continuer à émettre malgré des conditions extrêmes.

Au lendemain de la catastrophe, les locaux de RCI se sont également transformés en points de collecte et de distribution de denrées de premières nécessités.

"C'était un cyclone catastrophique"

Les Guadeloupéens se souviennent de cet évènement marquant, plus de 35 ans après les faits : 

Partout, les maisons étaient blindées avec des clous et des tôles. Il fallait clouer les maisons, et ça n'a rien à voir avec les autres cyclones. Le vent était fort. Le cyclone Hugo, c'était un gros cyclone. Il y avait un vent terrible, c'était catastrophique. Partout, il n'y avait aucune maison sur la Grande-Terre, tout était tombé. Le cyclone Hugo, c'était vraiment un des cyclones que je n'ai jamais vu dans ma vie. On était obligé de tenir les portes, malgré que les portes étaient blindées, clouées de partout. Le lendemain, toutes les maisons étaient rasées. C'était un cyclone catastrophique. Je n'ai jamais vu ça dans ma vie. 

Ça a été violent et c'était phénoménal. Il y a eu beaucoup de dégâts, surtout à Capesterre, le secteur de la bananeraie, ça a été très difficile pour les agriculteurs.

Le cyclone Hugo, ça a marqué tout le monde. Et maintenant, dès qu'on entre dans la période cyclonique, on ne pense qu'à ça. Hugo, c'est comme si c'était hier. On ne veut plus revivre ça.

Une anecdote insolite

Pendant l'ouragan Hugo, rester à l'antenne relevait parfois de l'exploit. Nicolas Clédor, réalisateur à l'époque, se souvient d'une anecdote aussi insolite que révélatrice de cette nuit hors norme :

Je dirais, notre cher Timo, qui était à l'antenne pendant toute la nuit, qui avait une petite pause pipi. C'est vrai que les toilettes étaient au rez-de-chaussée. Eh bien, ne pouvons pas faire autrement. On lui a passé des bouteilles. Nous, à la technique, je ne sais pas pour les journalistes, mais nous qui étions à la technique, il fallait rester là pour réaliser. On a trouvé un trou dans le tout. Nous avions pu faire notre besoin.


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