Une policière poursuivie pour avoir fourni une arme causant un homicide

Par 12/09/2026 - 09:52 • Mis à jour le 12/09/2026 - 11:49

C’est une affaire particulière qui était appelée hier vendredi (11 septembre) en comparution immédiate. Celle d’un individu soupçonné d’avoir participé à une attaque nocturne au Moule en juillet dernier. Sauf que ce soir là, son complice présumé est décédé par balle et chose surprenante, l’arme ayant servi aurait été « prêtée » par une fonctionnaire de police nationale.

    Une policière poursuivie pour avoir fourni une arme causant un homicide
Image d'illustration

Souvenez-vous, le 18 juillet dernier vers 3h, un jeune homme d'une vingtaine d'années a été tué par balle, section Lacroix. Une rixe avait éclaté au domicile d'un particulier. La victime était l'un des deux assaillants.

Le propriétaire avait en effet réussi à désarmer son agresseur avant de retourner l’arme. Sauf que cette arme appartenait à une policière nationale, petite amie du défunt. Maître Olivier Chipan :

Une histoire particulière dans le sens où on a effectivement une policière qui est mis en cause, qui jusqu'à présent est présumée innocente. Et je vous avoue que je suis très surpris de voir que le parquet, qui est quand même le supérieur hiérarchique de la police, qui est censé quand même protéger ses fonctionnaires, alors qu'elle a été laissée libre hier, demande aujourd'hui son placement en détention. Sur les faits, on lui reproche que son arme de service ait été utilisée pour commettre un homicide. Sauf que la victime d'aujourd'hui, c'est quand même celle qui a utilisé l'arme de service pour tuer quelqu'un. Donc, ce dossier est un imbroglio. C'est pour ça qu'on a demandé le renvoi et que ma cliente puisse rester sous contrôle judiciaire. Sa place n'est pas en détention. Ce serait quand même paradoxal que ma cliente, qui n'a rien à voir avec les violences soit placée en détention.

L’instruction concernant l’homicide est toujours en cours. Hier, c’est le complice présumé ainsi que la copine policière qui a fourni l’arme qui devaient s’expliquer. 

Une demande de délai pour la défense

Mais vu la complexité du dossier, un renvoi a été formulé. La Police Nationale s’est constituée partie civile. Maître Georges Brédent pour la DTPN :

La DTPN se contitue partie civile parce que c'est une affaire dans laquelle il y a une de ses fonctionnaires qui est impliquée et il est normal dès lors qu'un de ses agents est impliqué, que la DTPN puisse faire valoir ses droits. Pour pouvoir veiller à la défense des intérêts de l'institution. L'affaire est renvoyée donc on aura à connaître que du fond lors d'une prochaine audience. Ce n'est pas banal, mais ça ne fait partie parfois aussi de la vie. C'est pourquoi, il y a aussi des procédures internes à la police qui relèvent de la discipline, ces procédures disciplinaires qui se mènent parallèlement.

L’affaire reviendra le lundi 12 octobre prochain, en attendant, les 2 prévenus ont été laissés sous contrôle judiciaire strict.

 

 


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