Un jeune homme condamné pour violences conjugales
Un prévenu de 24 ans était escorté à la barre correctionnelle ce mercredi (4 juin) pour des violences conjugales répétées depuis 2022 à Port-Louis et Petit-Canal, sur deux compagnes. Sauf que l’une d’elles n’est pas venue témoigner et l’autre présente, a admis n'avoir pas tout dit lors de ses plaintes. Malgré l’incarcération immédiate requise par le Parquet, les juges ont prononcé une peine sous bracelet électronique.
Ce sont des magistrats stupéfaits qui ont dû faire face à la jeune plaignante, interrogée à la barre. Cette dernière a en effet avoué avoir quelque peu menti, du moins elle n’a pas dit toute la vérité aux agents lors des dépositions. Elle a même précisé s’emporter et frappait souvent la première.
Sous emprise
Mère de deux enfants dont il est le père reconnu, elle partage sa vie depuis 8 ans, ainsi qu'avec une autre femme et apparemment tous s’entendent bien sous le même toit. Un contexte particulier a relevé le Parquet, qui s’est alors appuyé sur le rapport de l’expert psychologue décrivant une victime en "dépendance affective", prête à retirer ses plaintes et à couvrir son bourreau. Il l'aurait pourtant étranglé plusieurs fois.
"Il n'y a plus rien"
Maître Edouard Lanthiez pour la défense a profité de ces aveux pour démonter le dossier. "Il n’y a plus rien, plus de témoignages accablants, pas de rapports médicaux attestant des violences". La mère de la compagne serait en fait, à la base de tout. Elle "détesterait le prévenu, profiterait des allocations du couple pour ses dépenses personnelles. Un jour, lui, a osé dire STOP, elle s’est ainsi promise de l’envoyer en prison" et aurait ainsi manipulé sa fille.
Aménagement de peine
Sans casier et inséré professionnellement, le tribunal a tout de même prononcé à l'encontre du prévenu de 24 ans, 2 ans de prison dont 1 ferme, mais sous bracelet, ainsi qu’une obligation de soins et un stage de sensibilisation contre les violences intrafamiliales. Interdiction de paraître aux domiciles.
√ Rejoignez notre Chaîne Whatsapp, RCI INFOS GUADELOUPE, pour ne rien rater de l’actualité : cliquez ici.





