Radars brûlés : l’enquête confiée à la DIPJ et la SR

Par 16/12/2020 - 17:25 • Mis à jour le 16/12/2020 - 17:23

Le procureur de la République s’exprime pour la première fois sur les radars tourelles détruits ces derniers mois en Guadeloupe. Depuis mardi, ce sont les deux plus hauts services en la matière qui sont en charge de l’enquête.

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Depuis le début de l’année, pas moins de 11 dispositifs ont été détruits un peu partout dans l’archipel. La Justice est bien évidemment saisie de l’affaire. Et depuis mardi, ce sont les deux plus hauts services en la matière qui sont en charge de l’enquête : la Direction Interrégionale de la Police Judiciaire et la Section de Recherche de la Gendarmerie, chacun en co-saisine, a indiqué le procureur de la République de Pointe-à-Pitre, Patrick Desjardins.

L’enquête est ouverte « pour des faits de dégradation volontaire par incendie commis en bande organisée ». La destruction de ces radars, qu’ils soient des leurres ou non, représentent un coût exorbitant pour la collectivité, soit « plusieurs milliers voire plusieurs dizaines de milliers d’euros », explique Patrick Desjardins, procureur de la République de Pointe-à-Pitre. « Il s’agit de faits qui ont de vraies relations entre eux », a encore précisé Patrick Desjardins, d’où l’enquête ouverte pour des faits commis en bande organisée.

Si des suspects étaient arrêtés et mis en examen pour ce motif, ils seraient susceptibles d’être jugés devant une Cour d’Assises.

Patrick Desjardins, procureur de la République de Pointe-à-Pitre : 

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