Affaire de Dalciat : le Parquet Général fait appel

Par 01/03/2021 - 18:14
01/01/2020 - 00:00

Dans le dossier de l'officier de gendarmerie, le Capitaine Romain Dobritz, poursuivi pour meurtre, mais reconnu coupable de violences volontaires ayant entrainées la mort sans intention de la donner et condamné jeudi dernier à la peine de 5 années d'emprisonnement dont 3 avec sursis, le Parquet Général qui avait requis 15 années de réclusion criminelle à l'encontre de l'ancien commandant de la Brigade de Baie-Mahault, a décider d'interjeter appel du verdict.

    Affaire de Dalciat : le Parquet Général fait appel

L'avocate Générale, Elodie Rouchouse, avait 10 jours pour se décider. Il ne lui en a fallu que 4. Celle qui représentait le Ministère Public et qui défendait les intérêts de la société la semaine dernière dans le procès pour meurtre du Capitaine Romain Dobritz avait très mal digéré le verdict de 5 années d'emprisonnement dont 3 avec sursis prononcé par la cour d'assises de Basse-Terre à l'encontre de l'ancien Commandant de la Brigade de Gendarmerie de Baie-Mahault. Le jury avait certes rejeté la légitime-défense présentée par les 2 conseils niçois de l'accusé, mais il avait, également, repoussé l'homicide volontaire requis par l'avocate générale. Ne reconnaissant que les violences volontaires ayant entrainées la mort sans intention de la donner, le militaire s'en était sorti avec 2 années de prison ferme. Loin des 15 requis et des 30 encourus.

Il n'en fallait pas davantage pour l’avocate générale qui avait bataillé pendant 3 heures pour démontrer ce qu'elle avait considéré comme des preuves évidentes et accablantes. Preuves parmi lesquelles, les 2 tirs effectués par le militaire, à 1 mètre de distance. Des tirs effectués avec son arme de service de calibre 9 mm qui avaient atteint la victime, Yannick Locatell, en plein cœur et en pleine poitrine, sectionnant l'artère coronaire, le foie et les poumons. Se basant sur les rapports des experts enquêteurs de la gendarmerie, médecin légiste, expert en balistique et psychiatre, le Ministère Public était convaincu de la thèse du meurtre que n'avait pourtant pas retenu le jury.

Il faudra donc tout recommencer. Un nouveau procès avec un nouveau jury, un nouveau président, de nouveaux magistrats devrait se tenir d’ici un an.