Violences urbaines : le bilan de cette deuxième nuit très agitée

Par 20/11/2021 - 10:55 • Mis à jour le 20/11/2021 - 10:52

Une nuit a encore été agitée avec des affrontements et de nombreux pillages, des agents de police et des gendarmes ont été visés à balles réelles et une trentaine de personnes ont été interpellées. Des pharmacies de garde ont été prises à partie. 28 interpellations au moins ont eu lieu dont 6 sur le parking de Destreland.

    Violences urbaines : le bilan de cette deuxième nuit très agitée
image DAB Colin (OL RCI)

Que ce soit en zone police ou gendarmes, la nuit était particulièrement mouvementée avec cette fois des tirs à balles réelles selon les forces de l'ordre. Malgré le couvre-feu instauré, ce dernier n'a pas empêcher aux bandes d'investir les rues dans diverses communes. Plusieurs distributeurs de billets ont été emportés par les malfrats. 

À Pointe-à-Pitre ils étaient une centaine d'agents déployés afin de faire face aux nombreuses exactions commises, des jeunes qui s'en prenaient aux rideaux de fer de magasins, notamment des PMU et l'agence BRED du boulevard Légitimus. Des tirs aussi qui ont retenti au Gosier et au moins 2 autres secteurs, des fonctionnaires ont été visés, certains blessés mais légèrement fort heureusement, des véhicules de fonction aussi ont été dégradés. Mais au final, 14 personnes ont pu être interpellées en zone police nationale. Par ailleurs, les étudiants du CROUS de Fouillole étaient paniqués, suite à des tentatives d'intrusion et départ de feu. On recense une vingtaine de méfaits au total visant des commerces.

En zone Gendarmerie également, l'ambiance était tendue. Presque autant d'effectifs déployés un peu partout, qui ont procédé à l'issue de la nuit à 14 interpellations. Pour des méfaits commis à Saint-François, Sainte-Anne, Petit-Bourg où deux magasins de téléphonie ont été attaqués. Les militaires qui ont essuyé des jets de cocktails molotov et de pierre sans faire de victime.

Notez que des pharmacies de garde aussi ont été prises à partie, dans un communiqué, l’ARS, condamne fermement la mise en danger de la population et l’attaque des soignants. Le refus de laisser circuler les ambulances sur les barrages, met en danger les patients et provoque des pertes de chance importantes notamment pour les dialysés, indique la directrice de l'agence de santé. 

 

 

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