5 mineurs interpellés pour apologie de terrorisme

Par • Mis à jour le 20/11/2015 - 23:10

Il y a des paroles ou des blagues qui ne passent pas surtout en cette période d’état d’urgence. Cinq jeunes mineurs viennent de l’apprendre à leurs dépends. La bande d’adolescents aurait dans leur lycée mais aussi sur les réseaux sociaux, tenus des propos faisant l’apologie du terrorisme. Des faits pour l’heure présumés. Ils ont tous été placés en garde à vue à la brigade de Morne à l’eau.

    5 mineurs interpellés pour apologie de terrorisme
Une bande de cinq mineurs âgés de 14 à 16 ans ont été interpellés à leurs domiciles jeudi soir et vendredi matin à Port-Louis, Morne à l'eau, suspectés d'avoir tenus des propos faisant l'apologie du terrorisme. C'est suite à un débat en classe, que les jeunes auraient commis ces infractions dans leur lycée. Leurs appareils informatiques et smartphones ont également été saisis pour analyse. Ils ont tous été placés en garde à vue. Leurs parents étaient cet après-midi devant la gendarmerie, très inquiets. Selon une source officielle, il s'agirait plus d'un délire entre jeunes, rien de grave donc au final mais ce genre de comportement est très surveillé en ce moment.

Rappel des sanctions

L'apologie ou la provocation au terrorisme est un délit. Toute personne peut signaler aux forces de l'ordre de tels propos tenus sur internet. La police peut ordonner le blocage de l'accès à un tel site illicite. L'apologie du terrorisme consiste à présenter ou commenter favorablement des actes terroristes, même sous forme de blagues. Par exemple, si une personne approuve un attentat. Pour être punie, l'apologie doit avoir été faite publiquement. Ainsi, des propos tenus sur un réseau social ouvert au public peuvent être réprimés. Il n'est pas nécessaire que de tels propos aient été tenus devant un large public. Des propos lisibles par quelques amis sur un réseau social ou prononcés lors d'une réunion privée peuvent être réprimés.
Les sanctions sont les mêmes pour l'apologie et la provocation. La peine peut aller jusque : 5 ans de prison et 75 000 € d'amende. Si les faits ont été commis via internet, la peine peut aller jusque : 7 ans de prison et 100 000 € d'amende. Selon la gravité des faits et la personnalité de l'auteur, le procureur peut aussi mettre en place des mesures alternatives aux poursuites. Par exemple, un stage de citoyenneté.

Rinsy Xieng