Rapport d’activité de l’IEDOM : une économie à deux vitesses en Guadeloupe
L’IEDOM a publié son rapport d’activité pour l’année 2025. L’économie guadeloupéenne tient le choc, notamment grâce au tourisme, mais est loin d’être uniforme.
Pour l’année 2025 en Guadeloupe, le constat économique de l'IEDOM est celui d'une résilience, mais inégale. La bonne nouvelle vient de la mer et du ciel : le tourisme est le grand moteur de l'année. Les chiffres sont au vert, la fréquentation et les dépenses des visiteurs sont en hausse. Ce secteur porte littéralement la croissance Guadeloupéenne sur son dos. Sans lui, le bilan serait bien plus sombre.
Toutefois, ce moteur touristique ne profite pas à tout le monde de la même manière. Le rapport pointe une baisse du régime du BTP : moins de commandes publiques et moins de grands chantiers. Le bâtiment tousse et avec lui, l'emploi ouvrier.
Le pouvoir d'achat
Côté pouvoir d'achat, la pression ne retombe pas, même si l'inflation ralentit techniquement les prix, eux, restent très hauts. L'IEDOM le note clairement, la consommation des ménages est sous tension. Dans les supermarchés et les commerces de Pointe-à-Pitre ou de Basse-Terre, les Guadeloupéens achètent moins, ils font plus attention.
Autre signal d’alerte : les créations d'entreprises sont dynamiques, mais les faillites augmentent aussi. Démarrer est facile, durer est difficile. En Outre-mer, la tendance est similaire : une dépendance forte au tourisme et une vie chère qui reste un frein principal.
La Guadeloupe est économiquement résiliente, mais pour beaucoup d'entre nous, cette résilience ressemble surtout à un exercice d'équilibriste permanent entre un tourisme qui réussit et un quotidien qui coûte cher.
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