Sonia Pallin officiellement installée nouvelle directrice interrégionale de la PJJ Ile-de-France et Outre-mer
Une direction dédiée à la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) pour les Outre-mer verra le jour d'ici un an afin d'adapter les moyens aux réalités locales et lutter contre la délinquance. Officiellement installée à la tête de la mission de préfiguration, Sonia Pallin entame une évaluation des dispositifs du territoire.
Une direction dédiée à la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) pour les Outre-mer verra bientôt le jour d'ici un an, afin de mieux répondre aux besoins spécifiques de ces territoires.
En attendant cette création, une mission de préfiguration a été confiée à la direction interrégionale de la PJJ d'Île-de-France et d'Outre-mer.
"C'est un chantier important"
Officiellement installée à sa tête, Sonia Pallin a affirmé prendre ses fonctions avec "confiance et détermination", rappelant que "les défis qui nous attendent sont majeurs".
Son objectif principal consiste à faire gagner la PJJ Outre-mer en réactivité, tout en consolidant ses moyens :
Cela passe évidemment par une évaluation des dispositifs existants, puis par l'identification des moyens complémentaires nécessaires. S'agit-il d'ajuster les solutions de placement ? Il est difficile de trancher dès mon arrivée, mais les directeurs et directrices territoriales sur place vont réaliser un état des lieux précis des moyens, du suivi et des besoins d'hébergement. C'est un chantier prioritaire que je dois mener rapidement dans le contexte budgétaire actuel.
Une gouvernance renforcée
Thomas Lesueur, directeur de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, apporte des précisions sur cette réorganisation administrative à venir :
Aujourd'hui, la PJJ compte six directions territoriales en Outre-mer et une personne qui supervise à la fois ces territoires et l'Île-de-France, qui regroupe elle-même dix directions. Périmètre et enjeux y sont considérables. Le ministre a donc souhaité incarner cette fonction pour consacrer une attention renforcée aux Outre-mer, dans le sillage des observations menées ces derniers mois. Cela se traduira par une meilleure adaptation aux réalités locales et aux spécificités de chaque territoire. Pour bien les appréhender, il faut passer du temps sur le terrain. C'est pourquoi cette responsabilité sera incarnée sous forme de préfiguration dès la fin d'année, avant une installation complète d'ici un an.
Face au narcotrafic et aux vulnérabilités des mineurs
L'implication croissante des jeunes dans les réseaux de narcotrafic et la violence associée constitue un enjeu central.
Pour y faire face, Sonia Pallin entend s'appuyer sur son expérience acquise dans le Sud-Est de l'Hexagone, notamment à Marseille :
Nous avons analysé de près le profil de ces mineurs afin de mieux comprendre leur vulnérabilité et les facteurs qui les poussent vers ces réseaux. L'objectif est d'agir en prévention de la récidive et de les extraire de structures extrêmement lucratives qui exploitent des jeunes en situation de grande précarité, tant financière que sociale. Nous constatons des similitudes inquiétantes avec l'Hexagone, notamment sur la hausse des homicides impliquant des mineurs. Il s'agit de mettre cette expertise au service de l'île-de-France et de l'Outre-mer pour analyser ces phénomènes : pour endiguer un problème, il faut d'abord apprendre à le connaître.
Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Sonia Pallin effectuera son premier déplacement officiel en Martinique au mois de novembre, avant de se rendre à Mayotte et à La Réunion début décembre.







