Journée mondiale de prévention du suicide : vers qui les jeunes se tournent-ils ?

Par 10/09/2026 - 07:22 • Mis à jour le 10/09/2026 - 07:25

À l'occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide ce jeudi (10 septembre), Santé publique France révèle des indicateurs préoccupants, marqués par 270 passages aux urgences et une forte vulnérabilité des jeunes femmes en Guadeloupe.

    Journée mondiale de prévention du suicide : vers qui les jeunes se tournent-ils ?
Image d'illustration

À l'occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide ce jeudi (10 septembre), les données publiées par Santé publique France soulignent la persistance d'une situation inquiétante en Guadeloupe, particulièrement au sein de la jeunesse.

Des chiffres alarmants

Les statistiques de l'année 2024 indiquent que 6,3 % des 18-79 ans interrogés ont déclaré avoir eu des idées suicidaires au cours des douze mois précédents, tandis que 1 % a rapporté une tentative de suicide sur la même période.

Cette réalité s'est traduite par 270 passages aux urgences pour geste auto-infligé.

Près de sept admissions sur dix concernaient des femmes, les tranches d'âge des 11-17 ans et des 18-24 ans étant les plus représentées.

Les données hospitalières confirment cette dynamique avec 103 séjours enregistrés la même année.

Concernant la mortalité, les chiffres de 2023 font état de 31 décès par suicide, dont trois sur quatre impliquaient des hommes.

Pour répondre à ces situations de détresse, le numéro national 3114 constitue un dispositif central. Gratuit, confidentiel et accessible en permanence, il dispose désormais d'un relais local.

Depuis l’ouverture d’un centre d’écoute en Guadeloupe, 765 appels ont été pris en charge entre juin et décembre 2024.

À qui se confient les jeunes en cas de difficulté ?

À l'occasion de cette journée de sensibilisation, la parole est donnée aux jeunes afin d'évaluer leur disposition à se confier à leurs proches ou à solliciter un accompagnement psychologique face aux difficultés.

En ces moments d'épreuve, la question des soutiens mobilisables reste centrale.

Qu'il s'agisse de l'entourage amical, familial ou d'un suivi spécialisé, la capacité des jeunes à exprimer leur détresse soulève également la question de l'accès et du recours spontané aux professionnels de santé mentale.

Le témoignage des jeunes :


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