PLF 2027 : un budget Outre-mer de 3,7 milliards d'euros accueilli avec prudence par la FEDOM

Par 02/10/2026 - 12:17 • Mis à jour le 02/10/2026 - 12:27

Présenté en Conseil des ministres, le projet de loi de finances pour 2027 alloue 3,7 milliards d'euros à la mission Outre-mer, une enveloppe en hausse portée par une aide exceptionnelle à la Nouvelle-Calédonie. La FEDOM formule plusieurs exigences pour le débat parlementaire.

    PLF 2027 : un budget Outre-mer de 3,7 milliards d'euros accueilli avec prudence par la FEDOM
Image d'archive d'Hervé Mariton, président de la FEDOM (Fédération des entreprises d'Outre-mer).

Le gouvernement a présenté ce jeudi (1er octobre) en Conseil des ministres son projet de loi de finances pour 2027.

Comme les années précédentes, les prochaines semaines d'examen budgétaire s'annoncent particulièrement complexes pour l'exécutif, à l'approche de la prochaine échéance présidentielle.

S'agissant du budget consacré aux Outre-mer, les crédits affichés par Bercy s'élèvent à 3,7 milliards d'euros, contre 3,3 milliards l'an dernier pour la seule mission Outre-mer.

Cette hausse s'explique principalement par le versement d'une subvention exceptionnelle destinée à la Nouvelle-Calédonie.

Un signal de stabilité sous vigilance

Pour Hervé Mariton, président de la Fédération des entreprises d'Outre-mer (FEDOM), les premières orientations données par le ministère se veulent rassurantes :

D'après nos échanges et selon les engagements pris par le gouvernement, cette année devrait être placée sous le signe de la stabilité concernant les règles de l'aide à l'investissement productif et les exonérations de charges sociales, deux leviers fondamentaux pour l'emploi dans nos territoires. J'espère vivement que cela sera confirmé. Néanmoins, il convient de rester vigilants : tout comme dans un contrat d'assurance, il faut attentivement examiner les petites lignes afin de s'assurer qu'aucune mauvaise surprise ne se cache dans les détails du projet. Mais dans l'ensemble, le texte s'inscrit dans une logique de continuité.

Des priorités stratégiques à renforcer

Si ces premiers signaux apportent un certain apaisement, la FEDOM estime que plusieurs ajustements majeurs restent nécessaires au cours des débats.

Hervé Mariton souligne ainsi plusieurs leviers d'amélioration prioritaires :

La FEDOM souhaite défendre des avancées significatives lors du débat parlementaire. Il nous paraît essentiel d'accélérer la transition énergétique et d'agir plus fermement sur la réhabilitation des friches, face aux fortes contraintes foncières qui pèsent sur l'Outre-mer. Il est tout aussi primordial de mener une politique plus offensive en faveur du logement. Enfin, concernant les aides à l'investissement productif, le cadre fiscal actuel s'arrête en 2029. Or, les investissements structurants se planifient dès aujourd'hui pour répondre à des enjeux qui dépasseront cette échéance. Nous insisterons donc fortement, au fil des discussions à l'Assemblée et au Sénat, pour obtenir la prolongation de ces dispositifs jusqu'en 2034.


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