La Commission européenne dévoile une nouvelle stratégie pour les régions ultrapériphériques dont les Antilles
La Commission européenne a présenté une nouvelle stratégie pour les neuf régions ultrapériphériques, accompagnée pour la première fois d'un « paquet réglementaire » destiné à adapter certaines règles communautaires à leurs contraintes spécifiques.
C’est un changement de cap sur le papier, mais qui reste encore à concrétiser. La Commission européenne, située à Bruxelles, veut désormais tenir davantage compte de l'éloignement, de l'insularité, des risques climatiques et du coût de la vie dans les régions ultrapériphériques.
Plus de souplesse pour l'agriculture et la pêche
Concrètement aux Antilles, cela pourrait permettre davantage de souplesse dans l'agriculture et la pêche, pour soutenir la production locale et renforcer la sécurité alimentaire. La Commission prévoit aussi des adaptations dans les marchés publics, la fiscalité, les transports et l'énergie.
Les problématiques très visibles ne sont pas oubliées : face aux sargasses et aux risques climatiques, l'Europe veut mieux protéger le territoire et renforcer ses moyens de lutte contre les catastrophes naturelles.
S’investir dans les enjeux du quotidien
La Commission européenne veut également agir sur des sujets comme l'accès à l'eau, au logement, à la santé, à l'emploi et à l'éducation.
Enfin, Bruxelles veut faciliter les échanges avec les pays voisins. Pour la Guadeloupe et la Martinique, cela pourrait signifier une meilleure insertion économique dans la Caraïbe, et moins de dépendance vis-à-vis de l'Europe continentale.
Mais pour l'instant, ce sont encore des orientations. Le véritable changement dépendra des textes adoptés et surtout des moyens financiers qui seront mobilisés.







