Mort de Keysha : ses parents acquittés des privations de soins, la mère condamnée à 10 ans de réclusion

Par 29/09/2026 - 14:50 • Mis à jour le 30/09/2026 - 05:32

La cour d’assises du Loiret a rendu son verdict ce mardi 29 septembre dans le procès concernant la mort de Keysha, fillette polyhandicapée de 7 ans décédée en février 2022

    Mort de Keysha : ses parents acquittés des privations de soins, la mère condamnée à 10 ans de réclusion
©Nicolas Ledain/RCI

Après plusieurs jours de procès à Orléans, la cour n’a finalement pas retenu contre les deux accusés les faits de privation d’aliments ou de soins compromettant la santé de Keysha.

Ils ne sont donc pas reconnus pénalement responsables, sur ce fondement, des négligences qui leur étaient reprochées dans la prise en charge de la fillette avant son décès, le 16 février 2022, à l’âge de 7 ans.

Cette décision intervient alors que l’accusation avait soutenu au procès que l’absence de soins et l’état de malnutrition de l’enfant avaient participé à la dégradation de son état de santé.

Tous les deux condamnés pour violences sur Keysha

La cour a en revanche déclaré Cindy Benin et Jimmy Lubin coupables de violences sur mineur de 15 ans par personnes ayant autorité.

Au cours de l’enquête et du procès, plusieurs blessures constatées sur le corps de Keysha avaient été évoquées, notamment des fractures, des hématomes et des marques sur le corps.

Cindy Benin avait reconnu avoir frappé sa fille. Jimmy Lubin contestait pour sa part les violences qui lui étaient reprochées.

Cindy Benin reconnue coupable de viol incestueux

La mère de Keysha a également été reconnue coupable de viol aggravé par la circonstance incestueuse.

Au cours de la procédure, Cindy Benin avait reconnu avoir commis un acte sexuel bucco-génital sur sa fille. Elle a été condamnée à 10 ans de réclusion criminelle.

L’avocate générale avait requis 17 ans de réclusion à son encontre.

Trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour Jimmy Lubin

Jimmy Lubin a pour sa part été condamné à 3 ans d’emprisonnement, dont 2 ans assortis du sursis.

La cour n’a pas délivré de mandat de dépôt. Il ne part donc pas directement en détention à l’issue de l’audience.

Le ministère public avait requis 7 ans d’emprisonnement avec mandat de dépôt contre lui.


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