« Les Noirs et les Arabes sont des voleurs » : un restaurateur bordelais visé par une amende pour propos racistes

Par 08/09/2026 - 08:19 • Mis à jour le 08/09/2026 - 08:22

Jugé ce lundi (7 septembre) à Bordeaux pour des propos racistes tenus envers ses salariés, le patron du restaurant Le Régent fait face à une réquisition de 1 000 euros d'amende et un stage de citoyenneté, une peine jugée insuffisante par les victimes.

    « Les Noirs et les Arabes sont des voleurs » : un restaurateur bordelais visé par une amende pour propos racistes

À Bordeaux, le propriétaire d'un restaurant qui avait proféré des propos racistes à l'encontre de ses salariés le 6 octobre 2025, comparaissait devant le tribunal correctionnel ce lundi (7 septembre).

Daniel Marion, le patron de l'établissement Le Régent, s'était déchaîné contre ses employés ce jour-là, en état d'alcoolémie, il avait notamment affirmé : “Les Noirs et les Arabes sont des voleurs”.

"Une peine pas à la hauteur" pour l'un des salariés

Ce dernier n'était pas présent à l'audience, mais une amende de 1000 euros, ainsi qu'un stage de citoyenneté ont été requis à son encontre par le Procureur de la République. La décision sera rendue le 5 octobre prochain.

Pour Xavier Labuthie, Guadeloupéen qui figure parmi la quinzaine de salariés ayant déposé plainte, la peine requise n'est pas à la hauteur de la gravité des propos :

Je n’en suis qu’à moitié surpris, je m’y attendais un peu. J'ai eu un semblant d'espoir quand je nous ai vus tous réunis dans le tribunal aux côtés des avocats des associations parties civiles. Mais au final, cela m'a dégoûté : ce n'est pas acceptable. En France, tout est fait pour que l'on puisse faire valoir nos droits, mais une fois devant la justice, c'est balayé d'un revers de main. On espérait pourtant être pris en considération, pour nous mais aussi pour l'exemple, afin de donner de la force aux personnes qui se retrouveront un jour dans notre situation. Ce qui a été dit a d'ailleurs été confirmé par l'avocat de la défense : on n'a pas fait tout cela pour que la gravité des faits ne soit pas reconnue. La seule chose que nous voulons désormais, c'est passer à autre chose. Il ne s'agit même plus de tourner la page, mais vraiment de fermer le livre, de le brûler, d'en acheter un nouveau et de réécrire notre histoire.


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