Synergie Officiers aux Antilles-Guyane : « l'hyperviolence est devenue le quotidien de nos concitoyens »

Par 13/09/2026 - 08:21 • Mis à jour le 13/09/2026 - 09:35

Une délégation nationale du syndicat de police « Synergie Officiers » est en déplacement en Guyane, en Martinique et en Guadeloupe, dans un contexte sécuritaire tendu, sur fond de trafic d’armes et de substances illicites. Objectif : dresser un état des lieux de la lutte contre le trafic dans la Caraïbe. Et le constat est sans appel : les trafics s’intensifient, alors que les officiers de police sont en sous-effectif.

    Synergie Officiers aux Antilles-Guyane : « l'hyperviolence est devenue le quotidien de nos concitoyens »
Cyril Leteuil, conseiller technique outre-mer et Gaëlle James, secrétaire générale de Synergie Officiers

La Martinique, la Guyane et la Guadeloupe font face à une recrudescence de la criminalité, pourtant, les officiers de police sont sous représentés, déplore la délégation nationale du syndicat de police "Synergie Officiers". 

Cyril Leteuil, conseiller technique à Synergie Officiers en charge des affaires internationales et des territoires ultramarins, exprime ses inquiétudes :

L'hyperviolence est devenue le quotidien de nos concitoyens. Et les officiers de police sont en première ligne face à cette problématique pour assurer la paix et la tranquillité sociale. Nous faisons face à un déficit d'officiers de police. 20% des postes sont non pourvus. Synergie Officiers travaille pour l'attractivité et le développement d'un accompagnement peut être supérieur à celui qui existe aujourd'hui. On a des pistes indemnitaires, financières ou d'accompagnement pour que la Martinique puisse avoir un taux d'encadrement suffisant.

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Coopération régionale indispensable

Un travail qui ne pourra pas se faire sans coopération régionale, et le soutien des forces de l’ordre des autres pays de la Caraïbe. Il poursuit :

On ne peut pas considérer le problème de la criminalité organisée du narco-trafic en Martinique sans prendre en compte sa dimension régionale. La dimension régionale est assurée par la Direction de la coopération internationale de sécurité, notamment avec un poste à Sainte-Lucie, qui est armé, pour pouvoir faire face, en coopération avec les autorités Saint-Luciennes, au trafic d'armes et de stupéfiants. Cela a porté ses fruits, et le ministère des Affaires étrangères a un intérêt très particulier au maintien de son poste dans un contexte budgétaire relativement serré et tendu.

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À l'issue de cette intense tournée de terrain, la délégation nationale s'apprête désormais à dresser un rapport exhaustif de ses observations aux Antilles et en Guyane.

Les conclusions et les doléances recueillies auprès des agents locaux seront directement portées à la table des négociations avec le ministère de l'Intérieur.

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L'objectif affiché reste clair : obtenir des engagements fermes et un calendrier précis pour répondre à l'urgence sécuritaire et améliorer durablement les conditions d'exercice des forces de l'ordre outre-mer.


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