Cuba : Donald Trump affirme que le gouvernement "va tomber", La Havane dénonce une "calomnie"

Par 23/09/2026 - 06:38

Visé à l'ONU par Donald Trump, qui a prédit la chute du régime communiste, le gouvernement cubain a dénoncé des « mensonges » et des « calomnies », sur fond d'exacerbation des tensions et de sévère crise énergétique sur l'île.

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Image d'archive

Ce mardi (22 septembre), La Havane a qualifié de "calomnie" et "mensonge" les déclarations du président américain Donald Trump, qui a affirmé devant l'Assemblée générale de l'ONU que le gouvernement de l'île communiste allait "tomber", sans dire comment.

"Le régime communiste est sous forte pression, la plus forte qu'il ait jamais connue (...) Il va tomber", a affirmé Donald Trump, ajoutant que Washington menait des négociations avec La Havane et prédisant: "La liberté arrivera à Cuba".

La riposte véhémente des dirigeants cubains

La réaction de La Havane ne s'est pas fait attendre.

"Le gouvernement des États-Unis est incapable d'accepter que Cuba est, et a le droit d'être, un pays pleinement indépendant et souverain", a dénoncé sur X le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, qui dirige la délégation cubaine à New York.

"Aucune des déclarations fausses proférées par le président des États-Unis à l'ONU et aucune calomnie ne peuvent, ni ne pourront nier ce fait", a ajouté le chef de la diplomatie.

Peu auparavant, des membres de la délégation cubaine avaient quitté la salle de l'Assemblée générale pendant l'intervention de Trump.

Le président cubain Miguel Diaz-Canel a également fustigé le "mensonge" du locataire de la Maison Blanche.

"Incapable de justifier la punition infligée au peuple de Cuba et sa guerre économique génocidaire, le président des États-Unis répète à l'ONU que Cuba représente une menace", a-t-il regretté sur X.

Escalade des tensions et blocus économique

Depuis le retour au pouvoir du milliardaire républicain, les relations entre La Havane et Washington se sont considérablement tendues.

Le président américain affirme que Cuba, située à 150 kilomètres des côtes de la Floride, représente "une menace extraordinaire" pour la sécurité nationale des États-Unis et a menacé à plusieurs reprises de "prendre le contrôle" de l'île.

Washington, qui ne cache pas sa volonté de voir un changement de régime chez son voisin et ennemi idéologique, impose depuis janvier un blocus pétrolier de facto à l'île de 9,4 millions d'habitants, ce qui a plongé le pays dans une très grave crise économique et énergétique.

S'exprimant dans l'après-midi lors d'une réunion des pays du "Bouclier des Amériques", alliance entre les États-Unis et des pays conservateurs sud-américains, le président américain a renchéri en soulignant que "la situation à Cuba n'a pas l'air très réjouissante" à force de pannes électriques.

Il a ensuite plaisanté sur le rôle joué par son secrétaire d’État, Marco Rubio, farouche opposant à La Havane et dont les parents sont d'origine cubaine.

"Les parents de Marco sont nés à Cuba. C'est une histoire formidable, et il comprend tout ça. Un jour, dans un avenir proche, on va le déposer en plein cœur de Cuba", a-t-il dit provoquant les rires dans la salle.

"En revenant d'Iran, on va envoyer l'un de ces grands et magnifiques porte-avions pour l'y emmener et le déposer", a-t-il ajouté.


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